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 Aération et chutes acrobatiques (PV Alix)

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Arthur Ronce-Rouge
Sixième année MercoeuravatarSixième année Mercoeur
Messages : 27
Date d'inscription : 30/11/2011
MessageSujet: Aération et chutes acrobatiques (PV Alix)   Lun 2 Jan - 16:37

Dimanche. Arthur aimait particulièrement cette journée. Il n'y avait rien à faire, pas de devoirs, ou alors très peu, Arthur travaillant dessus la veille. Depuis de nombreuses années, il consacrait son Dimanche à faire ce qu'il avait envie de faire, plutôt qu'à passer sa journée enfermé dans la salle commune à bâcler des devoirs accumulés tout au long de la semaine. Ce jour là, Arthur s'était décidé à préparer sa cabane pour l'hiver. Il ne l'avait jamais fait au par avant, passant tout ses hiver dans le château et ne sortant que lorsqu'il était sur le point d'exploser. Cette année, il avait appris suffisamment de sortilèges pour garder sa cabane confortable malgré le froid et la neige, et il avait hâte d'aller arranger tout ça.

Le parc était vraiment immense, et portait ce jour là ses plus belles couleur d'automne. Les arbres rouges se reflétaient dans le lac aux couleurs d'ocre et les feuilles volaient lentement, emportées par le vent qui ce jour là c'était installé à Beauxbâtons. Arthur sourit et baissa la tête tout en avançant pour ne pas se faire gêner par le vent. La forêt se dressait devant loin, majestueuse, imposante, rassurante. Le jeune Mercoeur se demanda s'il était vrai que des hybrides vivaient dans cette forêt, grâce à une autorisation non officielle de Madame Maxime. C'était ce que racontaient certains Mercoeur, ainsi que certains Montmorency, mais le jeune homme s'y rendait souvent et il n'en avait jamais vu jusqu'alors. Peut être se cachaient ils bien, eux, à la différence de son clan qui n'en avait jamais pris la peine.

Une secousse de vent fit s'envoler son chapeau. Arthur soupira et le récupéra en lançant un sort, puis finit de parcourir les derniers mètres qui le séparaient de son campement personnel. Comment décrire cette... chose ? Arthur s'était installé dans un coin à l'orée de la forêt, à l'écart du chemin afin d'éviter les passages. Ici, à l'ombre, étaient disposés divers objets, qui semblaient plus ou moins rangés. Un duvet était posé contre un arbre, quelques affiches étaient posées contre les arbres, et un tronc allongé semblait servir de table. Le Mercoeur posa son sac sur sa "table" et sortit sa baguette. Il commença à lancer quelques sortilèges de protection, ainsi que certains enchantements pour permettraient de le protéger un maximum du froid et de la neige. Comme ça, il allait pouvoir se reposer ici quel que soit le temps.

Satisfait de lui, Arthur rangea sa baguette, s'installa par terre, sortit de son sac son carnet de dessein actuel un crayon de papier. Il s'adossa contre un tronc et commença à dessiner. Que faisaient les autres élèves à cette heure ci ? Parlaient ils de cette rumeur à propos des centaures ? Tout le monde en parlait à Mercoeur, et Arthur commençait à saturer sur cette histoire. Personne n'était sur que ces centaures allaient bel et bien venir, alors pourquoi débattait on autant ? C'était sûrement une des spécialités de l'école : faire des débats sur du vide, de l'imaginaire. Arthur reporta son attention sur sa feuille. Un cercle. Pourquoi avait il dessiné un cercle ? Que pouvait il faire d'un cercle ? Il soupira et commença à ajouter des motifs à ce dernier.

L'année était déjà plutôt bien avancée, et pourtant rien ne semblait vraiment bouger à Beauxbâtons. Les entraînements de Quidditch étaient plutôt rares et souvent mollassons, et les séances à l'orchestre se faisaient rares, Irmine Boisseuil semblant être préoccupée ces derniers temps. Et puis, depuis que Fred, ce Mercoeur de 7ème année qui y était avait fini ses études, Arthur se trouvait bien seul à l'orchestre. Arthur commença à tracer de grandes courbes qui partaient du cercle, fines et précises. Il se demanda pourquoi Beauxbâtons ne disposait pas de professeurs d'art. C'était assez étrange, en réalité, qu'il n'éxiste qu'un orchestre à Beauxbâtons, et que l'on se limite à cette discipline artistique là. Et puis, ce n'était même pas un vrai cours ! Peut être que l'art n'était pas fait pour les vrais sorciers au sens du Ministère, il ne savait pas. Il épousseta sa feuille, la souleva, regarda son dessin. Le Vif d'Or se faisait de plus en plus net, mais il ne serait pas réussi s'il se contentait de quelques coups de crayons. Le jeune homme se pencha à nouveau vers son sac et en sortit une belle plume d'aigle et un encrier. Il posa la feuille sur sa pochette, cala soigneusement la pochette contre lui et commença à encrer son Vif d'Or, avec toute la minutie et précision possible.
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Alix Vannier
Sixième année ArmagnacavatarSixième année Armagnac
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MessageSujet: Re: Aération et chutes acrobatiques (PV Alix)   Mer 4 Jan - 12:13

Alix avait fait l'erreur de trop laisser traîner ses devoirs de la semaine qui venait. Résultat, il ne lui restait plus que le dimanche pour écrire deux rouleaux de parchemin sur les Elixirs éternels pour le cours de Potions, un autre sur la Guerre des Géants en Histoire de la Magie, et elle devait concocter des onguents de nettoyage instantané des plaies pour le cours de Médicomagie.

Elle se dirigea donc d'un pas traînant, après un solide repas, en direction de la bibliothèque, où elle retrouva quelques amis avec qui elle s'installa pour travailler. Mais la concentration n'était pas au rendez-vous. Les trois Armagnac et les deux Conti discutaient à voix relativement basse, mais apparemment pas assez au goût des Lusignan de la table d'à côté qui leurs jetaient des regards remplis de désapprobations. Après un nouveau fou rire, ils se mirent enfin vaguement à travailler. Mais au bout de 15 minutes, Alix tomba endormie sur son livre. Le dortoir des filles des rouges avait, la veille, été le théâtre d’une grande bataille de polochons…version sorciers bien sûr, c’est-à-dire que les élèves se les envoyaient à l’aide de leurs baguettes magiques et que les oreillers se battaient férocement entre eux à certains moments. Elles avaient ensuite mené une mission d’attaque sur le dortoir des garçons, et le tout avait duré jusqu’à tard dans la nuit…ou tôt le matin, c’était relatif.

Alix se réveilla en sursaut quand l’un de ses amis lui donna un vigoureux coup de coude dans les côtes : Mlle Boisseuil s’avançait dans leur direction, et il était de notoriété publique qu’elle avait horreur que les élèves occupent une place à dormir dans sa bibliothèque. N’ayant aucune envie de se faire passer un savon par la bibliothécaire, Alix fourra rapidement ses affaires dans son sac et s’en alla rapidement après avoir salué ses congénères qui pouffaient.

La jeune fille erra quelques minutes dans l’Académie. Elle n’avait pas vraiment envie de travailler, il y avait beaucoup d’autres choses plus intéressantes à faire un dimanche après-midi. Comme se balader dans le parc dont les couleurs étaient resplendissante. Elle sortit donc d’un pas léger. Alix marcha tout d’abord un peu hasard, profitant du beau temps automnale, puis elle se dirigea en direction de la forêt : elle avait envie de bouger, un peu de sport ne lui ferait pas de mal. Après un rapide coup d’œil autour d’elle, pas de Veneur ni d’Intendant à l’horizon, elle s’engouffra dans les bois. Les autorités de Beauxbâtons ne laissaient généralement pas les élèves se balader impunément dans la forêt, qu’ils estimaient dangereuses, en particulier les Armagnacs à qui ils ne voulaient pas laisser un espace aussi bien caché pour traficoter leurs « mauvais » coups…mais Alix s’en fichait. Elle ne prit d’ailleurs pas la peine de suivre le chemin : ce n’était pas là qu’étaient les plus gros arbres aux branches accessibles
Après quelques minutes de marche, elle avisa un arbre au tronc épais, mais aux branches basses et solides. Parfait ! Alix entama donc son ascension, son sac attaché en travers de son dos. Cette partie-là de la forêt était dense et touffue, aussi n’eut-elle qu’à rapprocher légèrement une branche à l’aide d’un sort pour passer sur un autre arbre, et ainsi de suite sur 3 autres conifères. Essouflée, mais contente, elle finit par s’asseoir sur une branche et s’adossa au tronc.

Seulement, au bout de quelques minutes, sa tranquillité fut perturbée par des bruits en-dessous d’elle. Alix se pencha sans bruit pour apercevoir qui passait dans le coin. Une tête coiffée d'un chapeau qui commença lancer quelques sortilèges. A quoi jouait-il ? Finalement l'inconnu s'assit contre l'arbre où Alix était perchée et se mit à faire quelque chose que la jeune fille ne voyait pas bien. Elle se pencha un peu plus pour mieux voir...mais un peu trop malheureusement.
La loi de la gravité existait aussi pour les sorciers. Elle fut donc entraînée en avant et dégringola de sa branche. Elle tenta de se raccrocher à une autre mais cela ne servit qu'à lui errafler les mains.


- Wouaaah...aouch !

Avec un grognement douloureux elle tomba à moitié sur le visiteur, et se releva en sentant une intense douleur lui irradier le dos. La réception était encore à revoir, en particulier la réception avec sac dans le dos. On pouvait trouver plus confortable.
C'est alors qu'Alix remarqua l'étrangeté du lieu où elle se trouvait. Ce coin semblait aménagé pour y vivre. Elle se tourna vers la personne sur laquelle elle était tombée et le reconnut : c'était Arthur, un Mercoeur qu'elle connaissait essentiellement de vue car ils avaient des cours ensemble.


- Désolée, j'ai pas fait exprès de tomber. C'est quoi ici ? C'est à toi le sac de couchage ?

Tout en parlant, elle faisait un petit tour du "domaine", jetant un coup d'oeil dans tous les recoins, curieuse de savoir à quoi pouvait bien lui servir cet endroit.


Dernière édition par Alix Vannier le Ven 6 Jan - 20:04, édité 1 fois
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Arthur Ronce-Rouge
Sixième année MercoeuravatarSixième année Mercoeur
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MessageSujet: Re: Aération et chutes acrobatiques (PV Alix)   Mer 4 Jan - 22:27

Il fallait faire preuve de toute sa précision quand on voulait encrer un tel dessin, car la moindre bavure le transformait en un brouillon passable. Si l'encre commençait à couler, c'était foutu. Le vent se mit à souffler et Arthur entendit de légers craquements dans les arbres. Il ne s'en soucia guère, ayant l'habitude du coin.

CRAC !
- Wouaaah...aouch !

Tout se passa plutôt vite. Une branche craqua et quelque chose, ou quelqu'un, de... roux, une vague rousse, tomba sur lui. A peu de choses près. Arthur fut projeté à quelques pas, tandis que son pot d'encre s'élevait dans les air pour s'écraser à cté de son dessin, qui fut inondé de tâches d'encre. Le jeune homme mit quelques secondes avant de se relever, étourdi, et sortit aussitôt sa baguette pour faire face à cette agression. Cela avait fait un bruit bizarre en tombant, et à réfléchir, Arthur doutait qu'il s'agisse d'une créature magique. Non, on aurait plutôt dit... quelque chose qui hésitait entre un hurlement hystérique d'une Conti dont le verni à ongle venait de s'écailler et un cri de guerre barbare. Bref, ça devait être une élève.

L'élève, c'en était bien une, se releva avec quelques difficultés sous le regard incrédule d'Arthur, qui baissa sa baguette. Alix... une Armagnac de 6ème année qu'il connaissait peu, mais qui était décidément très... Armagnac. Il n'aurait pas été étonné d'apprendre qu'elle s'amusait à monter aux arbres à la lisière de la forêt un dimanche après midi, mais le fait qu'elle ai fait cela par pur plaisir l'étonnait quelque peu. Et comme par pur hasard, elle était sur une branche juste au dessus de lui. Il ne comprenait pas tout. Alix ne paru absolument pas gênée de sa chute et elle regardait avec curiosité les quelques objets qu'Arthur avait apporté ici, comme si cela se révélait avoir un intérêt tout particulier.


- Désolée, j'ai pas fait exprès de tomber.

Arthur marmonna dans un demi sourire :

- Heureusement, j'aurai eu de sérieux doutes sur ta santé mentale si tu t'amusais à tomber sur d'autres élèves.

- C'est quoi ici ? C'est à toi le sac de couchage ?

Il se pencha vers ce qui avait été un dessin prometteur et poussa un soupir. Il agita sa baguette et tenta de le nettoyer, sans grand succès. Agacé, il se tourna vers Alix.

- Oui, c'est mon sac de couchage. Je vais dormir ici des fois quand je suis trop fatigué, il n'y a pas de honte à ça. Mais dis moi, pourquoi étais tu là haut ? Il désigna l'arbre. Non, mais enfin, tu ne devrais pas être avec tes potes d'Armagnac au lieu de monter dans des arbres et de tomber sur... moi ?

Il se passa la main sur la tête et réalisa qu'il e portait plus son chapeau. D'un geste vif, il se pencha pour le ramasser. Voilà, il venait de perdre son après midi. Enfin, non, pas tout à fait, il avait quand même pu protéger son campement. Pas de tout, visiblement, mais c'était déjà ça. Le jeune hybride se retourna vers Alix. Il savait qu'elle était à Armagnac, mais depuis son arrivée à l'école, il n'avait pas eu affaire qu'avec des Armagnac sympathiques et clean. Il fallait mettre tout de suite les choses au clair.

- Qu'on soit bien d'accord. Ici, c'est chez moi, et très peu de personnes connaissent cet endroit. Donc...

Il hésita vaguement entre un ton rude et agressif ou un ton plus calme, plus habituel. Bon, après tout, si ça se trouvait, elle n'avait vraiment pas voulu tout ça.

- Donc ce serait aimable si tu n'allais pas en parler à tout les autres. Je tiens à être en paix quand je viens me réfugier ici.

Il se tut un instant, ne sachant pas quoi ajouter. Alix ne bougeait pas, semblant continuer de regarder son campement. Il avait entendu parler d'elle il n'y avait pas si longtemps de cela, et plutôt en bien... Pour quoi déjà ? Ah oui, cela lui revenait.

- Ah, et la fête que... qui est prévue, c'est quand ? Il y aura des Montmorency ?

Arthur n'avait pas peur des Montmorency, mais il préférait éviter leur compagnie, ces gens là n'étant pas trop du genre à être agréables avec les hybrides qui s'assumaient.
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Alix Vannier
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MessageSujet: Re: Aération et chutes acrobatiques (PV Alix)   Ven 6 Jan - 19:58

Alix entendait Arthur soupirer d'un air agacé dans son dos tandis qu'elle faisait son tour. Elle profita de "table" pour s'y asseoir, poser son sac dessus et en vérifier le contenu. Plume cassée en deux : check ! Parchemins froissés : check ! Bouteille d'encre sur le point de s'ouvrir : check ! La jeune fille s'en saisit et la reboucha correctement. Le pire avait été évité.

- Oui, c'est mon sac de couchage. Je vais dormir ici des fois quand je suis trop fatigué, il n'y a pas de honte à ça.

Alix se releva en regardant l'état de ses mains. Écorchées, mais elle n'allait pas en mourir. Elle reporta momentanément son attention sur le Mercoeur et haussa les sourcils. C'était quoi son problème ? Elle ne l'avait pas agressé ! La jeune fille haussa les épaules avec une mine désinvolte.

- Je n'ai jamais dis le contraire, pas la peine de t'énerver. C'était juste une question.

Elle s'en fichait, elle, s'il préférait dormir à la belle étoile plutôt que dans un bon lit douillet. Alix secoua ses cheveux pour faire tomber les feuilles qui s'y étaient accrochées. Ayant baissé la tête, elle remarque un nouveau trou dans son pantalon au niveau du genou. Bah, un de plus ou un de moins !

- Mais dis moi, pourquoi étais tu là haut ? Non, mais enfin, tu ne devrais pas être avec tes potes d'Armagnac au lieu de monter dans des arbres et de tomber sur... moi ?

Alix releva la tête et planta son regard dans celui d'Arthur. Elle n'aimait pas du tout le ton qu'il prenait ! D'accord, elle lui était tombé dessus, mais il n'avait rien de cassé apparemment, ce n'était pas nécessaire d'en faire toute une histoire.

- T'es quoi, le sous-fifre de l'Intendant ? Je fais encore ce que je veux ! J'aime bien monter aux arbres, ça aère...tu devrais essayer, peut-être que cela te rendrait plus aimable.

La jeune fille lui tourna ensuite le dos pour observer sa table : bien pratique ce tronc allongé. Elle se demanda un instant s'il l'avait amené là lui-même.

- Qu'on soit bien d'accord. Ici, c'est chez moi, et très peu de personnes connaissent cet endroit. Donc...

Lui faisant toujours dos, Alix leva les yeux au ciel. C'était pour ça qu'il était autant à cran ? Parce qu'il avait peur qu'elle le dénonce ?

- La forêt ne t'appartient pas, à ce que je sache., répondit-elle d'un ton narquois.

Pour un Mercoeur, Arthur avait du caractère...dommage qu'il soit si mal placé. Quant à Alix, elle le provoquait verbalement par pure taquinerie. Il reprit toutefois un ton moins agressif.


- Donc ce serait aimable si tu n'allais pas en parler à tout les autres. Je tiens à être en paix quand je viens me réfugier ici.

L'Armagnac se retourna pour lui faire à nouveau face. Un petit sourire amusé commençait à s'étirer sur ses lèvres. Il n'avait pas l'air méchant au fond, il ne faisait que s'ébrouer comme un petit animal qu'on aurait déniché de son terrier alors qu'il ne s'y attendait pas. C'était bien mieux quand il cessait avec son ton accusateur.

- C'est bon, mais détends-toi un peu ! J'en parlerai à personne. De toute façon je ne t'espionnais pas. Je suis simplement passée d'un arbre à un autre et par hasard je me suis retrouvée en-haut de celui-là. J'avais même pas remarqué ton campement avant que tu ne te mettes à jeter des sorts.

Elle lui fit un autre sourire, signe qu'elle était sincère. Alix jeta un nouveau coup d'oeil circulaire à la place. S'il voulait du calme, c'était l'endroit rêvé. Elle commençait à comprendre pourquoi il le gardait jalousement pour lui.

- Et tu dors là même en hiver ?, demanda-t-elle, curieuse d'en savoir plus.

Après qu'il ut répondu, il enchaîna avec une question qui amusa Alix autant qu'elle la réjouit : le mot était bien passé entre les élèves. Parfait !


- Ah, et la fête que... qui est prévue, c'est quand ? Il y aura des Montmorency ?

La jeune rouge s'étira un instant pour détendre son dos encore un peu douloureux.

- Pourquoi ? Aurais-tu peur des grands méchants Montmorency ?, fit-elle d'un ton taquin, néanmoins sans méchanceté.

Les bleus n'étaient pas renommés pour le courage, mais elle savait qu'ils n'étaient pas non plus tous des couards.
Elle rabaissa ses bras et posa ses mains sur ses hanches, un grand sourire au lèvres.


- Ils ne sont pas invités de toute façon, alors ils n'ont pas intérêt à se ramener pour tout gâcher. Et c'est dans deux semaines, donc passe le message aux autres Mercoeur. Tu as prévu de venir, j'espère ?!, acheva-t-elle d'un air entendu.

Jetant un coup d'oeil à côté de l'arbre duquel elle était tombée, Alix remarqua le carnet tâché d'encre. Elle s'en approcha et le prit du bout des doigts. Nul besoin de demander ce qui avait causé les dégâts...


- M**de ! Désolée pour ton dessein. T'arrives pas à le nettoyer ?

La jeune fille n'était pas douée pour les sorts de nettoyage malheureusement, elle ne pouvait donc pas l'aider.

- C'était quoi ?, demanda-t-elle en plissant les yeux et en essayant de deviner les traits à travers les grosses flaques noires séchées.
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Arthur Ronce-Rouge
Sixième année MercoeuravatarSixième année Mercoeur
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MessageSujet: Re: Aération et chutes acrobatiques (PV Alix)   Lun 9 Jan - 20:47

- Ah, et la fête que... qui est prévue, c'est quand ? Il y aura des Montmorency ?

La jeune fille sembla soudainement réaliser à quel point son dos était meurtri, et elle s'étira longuement. Elle finit par se tourner vers lui, et demanda, moqueuse.

- Pourquoi ? Aurais-tu peur des grands méchants Montmorency ?

Le Mercoeur haussa les épaules. Non, il n'avait pas peur. Ces sorciers n'avaient rien de plus que lui, ils n'étaient pas plus talentueux de par leur sang. De plus, leur vision du monde magique était restrictive, et on pouvait même considérer que sur ce plan là, Arthur avait un léger avantage. Il ne voulait juste pas chercher d'ennuis, car même s'il pensait s'en sortir dans un duel à la loyale, s'il était possible de l'éviter, il ne cracherait pas dessus. Les Montmorency toléraient mal les hybrides. Mais Alix chassa ses doutes aussitôt.

- Ils ne sont pas invités de toute façon, alors ils n'ont pas intérêt à se ramener pour tout gâcher. Et c'est dans deux semaines, donc passe le message aux autres Mercoeur. Tu as prévu de venir, j'espère ?!

Un sourire illumina le visage jusqu'alors fermé du Mercoeur. Le ton de l'Armagnac, comme si tout cela était normal, alors qu'il était évident qu'elle prenait de gros risques à organiser une telle chose à l'insu du Personnel de l'Académie. Arthur hocha la tête pour lui signaler qu'il transmettrait le message aux autres Mercoeur, qui n'étaient jamais contre une occasion de faire la fête, quoi qu'on puisse dire sur eux. En général, quand on lui faisait cette remarque (les Mercoeur sont tristes à mourir), il répondait par une petite blague et un sourire poli, histoire de changer de sujet de conversation et d'éviter tout débat conflictuel sur des stéréotypes débiles. Mais Alix ne sembla pas plus s'en préoccuper que d'être tombée sur lui. Tout allait bien, de fait. Cette dernière s'était déjà déplacée (elle ne tenait pas en place !) et se penchait désormais sur la feuille souillée de gigantesques tâches noires.

- M**de ! Désolée pour ton dessein. T'arrives pas à le nettoyer ?

Le Mercoeur jeta un regard dubitatif à la feuille noire. Il répondit avec un sourire :

- Bah, c'est pas grave. On a qu'a dire que je fais de l'art abstrait. Mais je suis pas totalement satisfait du coup. Il faudrait que tu renverses un peu d'encre rouge par ici, il désigna un coin de la feuille, et peut être un peu de bleu ici... ou bien du vert. Qu'en penses tu ?

- C'était quoi ?

Arthur haussa les épaules.

- Quoi que cela ait été, cela ne l'est plus maintenant. C'est un peu comme si tu coupais une main à quelqu'un et que tu lui disais : "Oh pardon, désolé ! C'est pas très beau ton moignon là, elle était comment ta main avant ?"

Il rit devant l'air déconcerté de l'Armagnac. Chacun son tour, on dirait. Il s'assit contre un arbre, posa son chapeau à coté de lui. Tendant la main vers son sac, il rangea tranquillement ses affaires, prenant soin cette fois-ci de ne rien renverser.

- On dit que les Armagnac ont toujours des centaines d'histoires ou de blagues à raconter. C'est vrai ? demanda-t-il en levant les yeux vers Alix. A Mercoeur, on dit que les Armagnac sont la témérité, la vivacité, le courage, tandis que nous sommes l'unité, la solidarité, l'amitié. Si on réunit tout ça, on obtiendrait une sorte d'idéal. C'est surement ridicule... Oui, c'est ridicule, mais j'aime bien cette métaphore. Seuls, nous ne sommes rien, ou alors pas grand chose. Unis, nous sommes tout.

Il marqua une légère pause, puis ajouta avec un sourire moqueur :

- En gros, les Armagnac sont les gros bras des Mercoeur. Vu comme ça, ça me plait.
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Alix Vannier
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MessageSujet: Re: Aération et chutes acrobatiques (PV Alix)   Ven 20 Jan - 0:16

Alix regardait d'un air un peu dépité la feuille toute tâchée, en s'excusant. C'était dommage, il n'avait pas commencé depuis longtemps lorsqu'elle lui était involontairement tombée dessus, mais c'était toujours embêtant de devoir recommencer. Enfin, selon l'avis d'Alix...qui n'était une grande artiste...sauf si l'on aimait l'art (très) abstrait. Ce que lui répondit Arthur fit d'ailleurs écho à ses pensées.

- Bah, c'est pas grave. On a qu'a dire que je fais de l'art abstrait. Mais je suis pas totalement satisfait du coup. Il faudrait que tu renverses un peu d'encre rouge par ici, et peut être un peu de bleu ici... ou bien du vert. Qu'en penses tu ?

Il avait dis cela d'un ton humoristique, tout en montrant des parties de "l'oeuvre". Alix éclata de rire à sa remarque. Elle saisit une feuille d'arbre d'un beau orangé qui traînait au sol avec quelques unes de ses copines, et la flanqua en plein milieu du dessin raté.

- Voilà, comme ça on va pouvoir vendre ça des millions, si on trouve un bon mécène !

La sensibilité artistique d'Alix, en ce qui concernait la peinture, n'était pas très pointue, mais elle savait quand même reconnaître un bon coup de crayon sur un dessin. Donc, autant dire que tout ce qui était art abstrait, minimalisme, et ces autres bêtises ne lui parlaient pas du tout. Un rond rouge sur un carré jaune...une ouvre d'art ? Fallait quand même pas la prendre pour une idiote ! Le pire, c'était que certains payaient pour des choses comme ce qu'elle venait d'achever sur le dessin d'Arthur. Quel gaspillage d'argent ! Alors elle espérait qu'habituellement, Arthur faisait mieux que ça.
Lorsqu'elle lui demanda ce qu'avait été l'idée de base en-dessous des grosses taches, Arthur lui donna une réponse qui était plutôt saugrenue.


- Quoi que cela ait été, cela ne l'est plus maintenant. C'est un peu comme si tu coupais une main à quelqu'un et que tu lui disais : "Oh pardon, désolé ! C'est pas très beau ton moignon là, elle était comment ta main avant ?"

La jeune fille le regarda un instant, bouche bée devant une telle affirmation. Puis elle fit une moue dubitative, peu convaincue.

- Mouais...c'est pas pareil, une main tu sais à quoi ça ressemble, généralement...là j'ai aucune idée de ce qu'il y avait sur ton papier. Pis ça t'arrive souvent de couper des mains à des gens toi ?

Elle avait répondu d'un ton égal, ajoutant une pointe de raillerie innocente et légère sur la fin.
Arthur finit par s'asseoir pour ranger ses affaires, et Alix fit de même en face de lui, laissant tomber son sac à côté d'elle. Assise en tailleur, elle tenait toujours l'ex-dessin à bout de bras, le retournant dans tous les sens pour essayer de voir ce que cela avait bien pu être. Mission impossible !


- On dit que les Armagnac ont toujours des centaines d'histoires ou de blagues à raconter. C'est vrai ?

Alix tourna son regard vers Arthur. Fichue réputation, elle n'était pas la reine des blagues drôles à raconter, elle en oubliait souvent la moitié lorsqu'elle essayait de partager une blague entendue dans la salle commune de son Armoirie. Elle se concentra tout de même un moment, essayant de s'en remémorer une, et après quelques instants, il lui en vint une à l'esprit. La jeune rouge la raconta alors avec un grand sourire.

- Pourquoi les sorciers volent-ils sur un balai ?, demanda-t-elle, puis elle conclut, tandis qu'il ne trouvait pas : Parce qu'un aspirateur serait trop lourd !

Le sourire de la jeune fille s'évanouit progressivement en voyant l'air d'incompréhension qu'affichait Arthur. Il n'avait apparemment pas saisi l'hilarité du trait d'esprit. Alix poussa un soupir.

- Bon, évidemment, si tu connais rien du monde moldu, tu peux pas piger. Mais elle est pas si mal sinon.

Non, sa blague était nulle. Mais c'était la seule qui lui était venue à l'esprit, alors il devrait s'en contenter !
Tandis qu'Alix lui rendait son carnet à dessin, Arthur se lança dans un petit laïus sur leurs maisons respectives. Elle lui lança d'abord un regard de côté, cherchant où il voulait en venir.


- A Mercoeur, on dit que les Armagnac sont la témérité, la vivacité, le courage, tandis que nous sommes l'unité, la solidarité, l'amitié. Si on réunit tout ça, on obtiendrait une sorte d'idéal. C'est surement ridicule... Oui, c'est ridicule, mais j'aime bien cette métaphore. Seuls, nous ne sommes rien, ou alors pas grand chose. Unis, nous sommes tout.

Si elle avait été intriguée au départ, plus le bleu avançait, et plus Alix se retenait difficilement de pouffer de rire. Qu'est-ce qui lui prenait de balancer des trucs comme ça, c'était quoi le rapport là ? Quand il eut fini, il y eut quelques secondes de silence, puis Alix éclata d'un grand rire franc. Alors qu'elle se reprenait de son hilarité, elle garda un sourire amusé.

- Quel philosophe ! C'est beau tout ce que tu racontes....mais peut-être un peu idéaliste, tu ne crois pas ?! Non, mais c'est bien, garde cette prestigieuse image des Armagnacs, tu as parfaitement raison, on incarne la Chevalerie dans cette Académie, et vous la Droiture...et à nous tous on est parfaits.

Elle se moquait gentiment de lui. Au fond, il avait raison, si l'on regardait les Armoiries dans les grandes lignes, mais c'était un peu schématiser. Ce qui l'amusait surtout, c'était le brusque changement dans la conversation, et l'allure de grand penseur que cela donnait à Arthur. Mais ce dernier se vengea de ses sarcasmes en se moquant lui aussi :

- En gros, les Armagnac sont les gros bras des Mercoeur. Vu comme ça, ça me plait.

Alix prit un air faussement scandalisé, faussement car elle savait que tout cela n'était que plaisanterie, tout comme les paroles qu'elle-même avait eues précédemment.

- Ça, c'est parce que vous n'arrivez pas à vous défendre tout seul. Mais je trouve que tu transformes la réalité à ta sauce...les cerveaux de Beauxbâtons, c'est nous en réalité : qui d'autre a fait preuve d'autant d'ingéniosité pour rendre la vie de l'Intendant infernale ?

Évidemment, les Lusignans ne reconnaîtraient pas ce genre de chose comme étant signe d'intelligence, mais aux yeux des Armagnacs, les pires frasques démontraient un grand esprit tactique.
Alors qu'elle riait encore des piques verbales qu'ils étaient en train de se lancer, Alix remarqua quelque chose dépasser des cheveux en bataille du jeune homme en face d'elle, à moitié caché par des mèches rebelles. Intriguée, et comme à son habitude, ne se gênant pas le moins du monde, la jeune sorcière se redressa sur ses genoux et se pencha vers le Mercoeur, dans l'idée de le débarrasser de ce qui devait probablement être des feuilles ou des morceaux d'écorce. Sauf que cela résista. Et c'était pointu. Et Arthur émit une protestation suite au geste d'Alix, qui recula rapidement son bras.
Elle réalisa alors que c'était deux petites cornes brunes qui trônaient sur le sommet de son crâne ! La surprise se lut un très court instant dans ses prunelles grises, puis ses lèvres se fendirent d'un nouveau sourire quand elle réalisa. C'était un hybride !


- Pardon, je croyais que t'avais un truc dans les cheveux !, dit-elle en rigolant. Puis, se rappelant d'un truc dont elle avait entendu parlé, elle s'exclama : Aaaah, mais alors c'est toi qui te balade en sabot chez les Mercoeurs !

Alix disait cela sans arrière-pensée négative, au contraire, elle trouvait cela super qu'un hybride s'assume comme ça. Et puis, des cornes et des sabots, ça donnait de l'originalité comparé à la majorité des sorciers !
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Arthur Ronce-Rouge
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MessageSujet: Re: Aération et chutes acrobatiques (PV Alix)   Lun 23 Jan - 13:45

Lorsque Arthur demanda une blague, Alix sembla se concentrer un instant. Il haussa les sourcils, étonné. Les Armagnac devaient avoir des centaines de blagues dans leur répertoire, mais elle réfléchissait ? Prenant son mal en patience, il se dit qu'elle devait être en train de chercher une bonne blague, peut-être un de ses meilleures.

- Pourquoi les sorciers volent-ils sur un balai ? Parce qu'un aspirateur serait trop lourd !

Il y eu un temps d'arrêt. Le jeune Mercoeur voyait le sourire radieux de l'Armagnac, mais il ne comprenait absolument pas cette blague. Peut être parce que le mot "aspirateur" lui était totalement inconnu, mais visiblement, la blague devait être drôle, pour qui comprenait la référence. Il se força à aborder un léger sourire, histoire de ne pas la planter dans un grand froid. Alix poussa un soupir, un tantinet déçue.

- Bon, évidemment, si tu connais rien du monde moldu, tu peux pas piger. Mais elle est pas si mal sinon.

Arthur sourit. Oui, c'était bien ce qu'il lui semblait, c'était moldu. Il faudrait vraiment qu'il en apprenne plus su le monde moldu un jour, cela l'intriguait. Tandis qu'Alix lui rendait son dessin, qu'il rangea soigneusement dans son sac, Arthur décida de changer de sujet, en abordant une histoire que l'on racontait de temps en temps dans sa salle commune. Quand il eu finit, Alix éclata de rire. Il leva les yeux vers elle, surpris.

- Quel philosophe ! C'est beau tout ce que tu racontes....mais peut-être un peu idéaliste, tu ne crois pas ?! Non, mais c'est bien, garde cette prestigieuse image des Armagnacs, tu as parfaitement raison, on incarne la Chevalerie dans cette Académie, et vous la Droiture...et à nous tous on est parfaits.

Il rit à son tour. Oui, vu comme ça, c'était assez drôle. Mais il était clair que les Armagnac n'avaient pas grand chose de chevaleresque. Décidant de corriger ses propos, il ajouta, sourire aux lèvres :

- En gros, les Armagnac sont les gros bras des Mercoeur. Vu comme ça, ça me plait.

Prenant un air scandalisé (Arthur se dit que la jeune fille avait bien fait de ne pas s'inscrire au club de théâtre), elle répondit :

- Ça, c'est parce que vous n'arrivez pas à vous défendre tout seul. Mais je trouve que tu transformes la réalité à ta sauce...les cerveaux de Beauxbâtons, c'est nous en réalité : qui d'autre a fait preuve d'autant d'ingéniosité pour rendre la vie de l'Intendant infernale ?

Arthur toussa. Il savait que les Armagnac étaient en général plutôt fiers de leur aptitude à trouver toujours des idées nouvelles pour faire ce qu'ils savaient faire de mieux, mais de là à les considérer comme cerveaux, il y avait une certaine marge. Bien sur, Alix grossissait volontairement les traits, mais le Mercoeur était quasiment sûr de pouvoir la battre à ce jeu là.

- C'est vrai que vous n'êtes pas trop mauvais. Mais soyons réalistes : à part lancer des maléfices et jouer au Quidditch, que savez vous faire ? Pas grand chose, en réalité, alors que nous, à Mercoeur, nous sommes une véritable mine de diversité. Nous savons faire des centaines de choses, et nous sommes bien plus ingénieux que les petits rouges goguenards. En réalité, nous jouons tellement bien notre jeu que tu ne te rends même pas compte que la plupart de vos actions nous sont bénéfiques, et que derrière tout cela, nous tirons les ficelles. Les Mercoeur sont les véritables maître de Beauxbâtons, il faudra bien le reconnaître un jour....

N'ayant pas beaucoup d'arguments pour valoriser son armoirie face aux Armagnac, si ce n'est celui de l'unité et de la diversité, Arthur se plaisait à dévaloriser les rouges et à exagérer les talents de manipulation des Mercoeur. Nul doute qu'Alix saurait répondre à cela, mais il ne pouvait pas la laisser gagner aussi facilement, parole d'hybride. Mais le débat fut interrompu quand Alix sembla remarquer quelque chose dans ses cheveux. Se redressant rapidement, elle se pencha et tendit la main vers ses cheveux. D'un geste vif, elle saisit ses cornes et commença à tirer. Surprit et vexé, il protesta :

- Hey ! C'est pas un jouet ! Lâche ça !

Alix retira aussitôt son bras et dévisagea Arthur, surprise. Quoi ? Elle ne savait pas qu'il avait des cornes, et que les cornes n'étaient pas des jeux pour enfants ? Ou peut être n'avait elle pas pensé qu'elles résisteraient ? Vexé, le Mercoeur se rembrunit quand il vit une nouveau sourire illuminer le visage de l'Armagnac.

- Pardon, je croyais que t'avais un truc dans les cheveux !

L'hybride grommela :

- Eh bien techniquement, j'ai bel et bien un "truc" dans les cheveux, oui.

Alix semblait tout juste réaliser qu'il était semi-satyre. Après six ans passés dans la même salle de cours, elle semblait débarquer complètement. Mais bon, cela excusait en partie son geste.

- Aaaah, mais alors c'est toi qui te balade en sabot chez les Mercoeurs !

Le visage impassible, il la dévisagea un instant. Elle avait vraiment envie de le provoquer ou ne le faisait elle pas vraiment exprès ? Certains Mercoeur lui auraient lancé un sort pour moins que ça, mais il répugnait à la violence, comme il répugnait aux disputes inutiles. Il choisit de rester sur la défensive pour le moment et d'attendre de voir comment se comporterait Alix dans les prochaines minutes. S'il s'avérait qu'elle se fichait vraiment ouvertement de lui, il rentrerait à la salle commune et la laisserait là, à grimper dans les arbres.

- Se promener en sabots est aussi étrange que de se promener en chaussures, à mon sens. C'est moche et ça ne sert qu'à cacher une partie de votre corps, et encore. Vous êtes sensibles du pied, vous, les sorciers.

Il se moquait à son tour. D'après ce qu'il avait comprit, les chaussures ne servaient pas qu'à masquer les pieds humains, mais aussi à les protéger du froid, de la saleté et des blessures. Il n'avait pas ce problème là, si ce n'est pour la saleté, mais Beauxbâtons était très propre, et il n'avait que rarement ce problème. Et puis, cacher son hybridation serait un peu cacher une partie de soi même : quelque chose d'assez peu naturel, voir d'assez malsain. Et il se fichait bien de ce qu'en pensaient les sorciers de bonne ou de mauvaise famille.

- Eh bien oui. J'ai des jambes arquées, des sabots et des cornes. Waow, c'est extraordinaire,pas vrai ?
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Alix Vannier
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MessageSujet: Re: Aération et chutes acrobatiques (PV Alix)   Dim 29 Jan - 19:38

La petite bataille inter-armoirie continua sur le même ton bon enfant qu'elle avait commencé.

- C'est vrai que vous n'êtes pas trop mauvais. Mais soyons réalistes : à part lancer des maléfices et jouer au Quidditch, que savez vous faire ? Pas grand chose, en réalité, alors que nous, à Mercoeur, nous sommes une véritable mine de diversité. Nous savons faire des centaines de choses, et nous sommes bien plus ingénieux que les petits rouges goguenards. En réalité, nous jouons tellement bien notre jeu que tu ne te rends même pas compte que la plupart de vos actions nous sont bénéfiques, et que derrière tout cela, nous tirons les ficelles. Les Mercoeur sont les véritables maître de Beauxbâtons, il faudra bien le reconnaître un jour....

Alix croisa les bras, un sourire moqueur aux lèvres. Arthur utilisait la même technique qu'elle, c'est-à-dire exagérer les qualités de sa propre armoirie et accentuer les défauts de celle de l'autre. Une foid qu'il eut fini sa tyrade, elle entreprit de la démonter point par point.

- Pour commencer, nous, au moins on sait se servir de notre baguette, étant donné tous les sortilèges différents qu'on utilise en duel. Et puis, tu prétends que vous savez faire une "centaine de choses"...mais ça ne veut pas dire que vous les fassiez bien. Je suis sûre que vous vous prenez à votre propre jeu et, qu'au fond, vous nous admirez par-dessus tout., sur ces paroles elle lui tira la langue et ajouta : Tu peux me le dire, je sais bien que tu adores les Armagnacs. Regarde, même les Montmorencys, au fond c'est pas qu'ils nous détestent, mais tout simplement qu'ils sont jaloux de notre charisme flamboyant.

Alix éclata elle-même de rire devant le discours qu'elle tenait. Ce fut là-dessus qu'elle remarqua quelque chose dans les cheveux du jeune homme, et comprit que c'était des cornes au moment précis où Arthur s'offusquait de son geste.

- Hey ! C'est pas un jouet ! Lâche ça !

Malgré les excuses que la jeune fille présenta immédiatement (ce n'était somme toute qu'une erreur d'inattention bien innocente, et elle n'y était pas allée fort), Arthur reprit sa mauvaise humeur du début de leur rencontre.

- Eh bien techniquement, j'ai bel et bien un "truc" dans les cheveux, oui.

Oui, bon, d'accord...mais là, c'était jouer sur les mots. Quand elle fit sa remarque qu'elle avait entendu de certains Mercoeurs, le Bleu la dévisagea, laissant un petit silence s'installer. Quoi ? Elle ne tenait pas un registre des différents hybrides de l'Académie ! Et ils ne s'étaient jamais particulièrement parlé avant ce jour-là.

- Se promener en sabots est aussi étrange que de se promener en chaussures, à mon sens. C'est moche et ça ne sert qu'à cacher une partie de votre corps, et encore. Vous êtes sensibles du pied, vous, les sorciers.

Alix leva les yeux au ciel. Apparemment, Arthur n'avait pas compris qu'elle ne se moquait absolument pas de lui, étant donné le ton de sa réponse La jeune fille commençait à trouver ennuyant qu'il soit constamment sur la défensive. Il avait peur qu'elle le morde ou quoi ?!.

- Eh bien oui. J'ai des jambes arquées, des sabots et des cornes. Waow, c'est extraordinaire,pas vrai ?

D'un point de vue externe, elle avait, bien évidemment, grandement manqué de tact dans ses paroles, comme cela lui arrivait régulièrement. Malheureusement, elle s'en rendait rarement compte, voire même elle s'en fichait, s'imaginant juste dire ce qu'elle pensait. Et cette fois-ci n'échappait pas à la règle.

- C'est bon ? T'as fini de faire ton vexé ? Franchement, faut que t'arrêtes de faire comme si je t'agressais à chaque fois que je dis un truc. De nouveau, c'était pas une critique.

Alix s'était rassise en tailleur et avait planté son regard dans les prunelles vertes d'Arthur. Son ton n'était pas fâché, mais déterminé.

- On n'y peut rien si on a les pieds sensibles, la nature nous a fait comme ça. Tout comme toi et tes sabots.

Elle marqua une petite pause. Sa remarque n'était pas pour lancer un débat sur le sujet, mais justement pour en éviter un. Ce n'était pas du tout pour dire qu'il était bizarre qu'elle avait parlé de son comportement dans la salle commune.

- Moi j'trouve ça cool, tes cornes et tout. T'es un sorcier, mais avec un truc en plus.

Alix avait repris le ton détâché et amical qui la caractérisait. Toutefois, si Arthur persistait à faire sa tête de bouc [HJ : Hahahahaha], elle ne s'embêterait pas plus longtemps et repartirait de son côté.

- En fait, je disais ça parce que je trouve dommage que beaucoup d'hybrides de l'école se cachent ou aient honte. Alors que toi tu t'assumes, c'est chouette, ça change. , elle s'appuya légèrement en arrière sur ses mains avant d'ajouter : De toute façon quand tu viens du monde moldu à la base, les hybrides ne te semblent pas plus étranges que les autres sorciers. C'est TOUT qui te surprend...au début en tout cas.

Alix se souvenait de son entrée dans le monde magique comme si c'était hier. La surprise quand elle avait reçu sa lettre d'admission, puis l'impatience de faire sa première rentrée à Beauxbâtons, et l'émerveillement à chaque nouvelle découverte qui avait trait à la sorcellerie. Évidemment, elle avait fini par s'habituer à ce monde, mais pour une née-moldue, il gardait toujours une part d'extraodinaire.

- Alors, t'es un hybride de satyre ou de faune ? Je dirais satyre, vu ton sale caractère., reprit-elle en lui faisant un petit clin d'oeil, un sourire malicieux aux lèvres.
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Arthur Ronce-Rouge
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MessageSujet: Re: Aération et chutes acrobatiques (PV Alix)   Mer 1 Fév - 21:51

- C'est bon ? T'as fini de faire ton vexé ? Franchement, faut que t'arrêtes de faire comme si je t'agressais à chaque fois que je dis un truc. De nouveau, c'était pas une critique.

Le demi-satyre hésita un instant entre se renfrogner un peu plus en marmonnant quelque chose ou tenter de faire un geste "d'ouverture" aux propos de l'Armagnac. Il en résultat une moue moitié convaincante accompagné d'un vague hochement de tête. Absolument pas déstabilisée ou vexée par l'attitude de l'hybride, la jeune fille le fixa avec un air déterminé et continua :

- On n'y peut rien si on a les pieds sensibles, la nature nous a fait comme ça. Tout comme toi et tes sabots.

Arthur sourit (nette progression), et répondit :

- Vaux mieux avoir des sabots que des pieds mous, c'est tout ce que je dis.

Alix sembla reprendre un ton plus amical quand elle reprit la parole :

- Moi j'trouve ça cool, tes cornes et tout. T'es un sorcier, mais avec un truc en plus.

Arthur acquiesça en souriant. Oui, c'était plus comme ça qu'il se considérait, en réalité. Il n'était pas sorcier, ne pourrait jamais prétendre être réellement un sorcier, sans jamais non plus pouvoir prétendre être un satyre. Mais il tirait surtout le positif de ce "mélange" dont il était issus. Il n'était ni sorcier, ni satyre, mais les deux à la fois. Un satyre aux allures de sorcier, un sorcier au physique animal. "Un truc en plus", pour reprendre les mots d'Alix. Il ne se considérait cependant pas au dessus des sorciers normaux ou des nés-moldus, non. Tous avaient leurs spécificités, leurs atouts, tous étaient complémentaires dans les rouages du monde magique.

- En fait, je disais ça parce que je trouve dommage que beaucoup d'hybrides de l'école se cachent ou aient honte. Alors que toi tu t'assumes, c'est chouette, ça change. De toute façon quand tu viens du monde moldu à la base, les hybrides ne te semblent pas plus étranges que les autres sorciers. C'est TOUT qui te surprend...au début en tout cas.

Voilà qui donnait matière à réflexion, et surtout à dialogue. Arthur sauta sur l'occasion, qui ne se représenterait peut être pas de sitôt.

- Oh, le monde moldu est tellement étrange. C'est un peu comme si les moldus avaient créé une sorte de deuxième magie, quelque chose qui fasse marcher tout leurs... trucs. C'es étrange la manière qu'à un individu à s'adapter aux difficultés pour toujours en faire le moins possible, tu ne trouves pas ? Et puis j'ai beau lire des livres sur le monde moldu, je ne comprends pas la moitié de ce qu'ils font, des principes de leurs bidules, de la manière employée pour faire fonctionner tout ça, mais je me dis que finalement, qu'on soit sorcier ou moldu, on a des mondes assez similaires. C'est... paradoxal.

Le demi-satyre s'accorda une minute de réflexion et demanda :

- La blague que tu faisais tout à l'heure, ça veut dire que les moldus ont essayé de voler avec leur... aspimoteur ?

Il fronça les sourcils, perdu dans ses pensées. Cela lui semblait étrange que les moldus aient essayé de voler sur des machines sans avoir même conscience des sorciers qui volaient sur des balais. Les grandes inventions étaient elles destinées à se faire de deux manières différentes à chaque fois, chez les sorciers et chez les moldus ? Deux inventions différente mais pour faire la même chose, et peut être crées à la même époque. Si ça, ce n'était pas de la connexion.

- Alors, t'es un hybride de satyre ou de faune ? Je dirais satyre, vu ton sale caractère.

Il éclata de rire. En général, les gens ne savaient tout d'abord pas de quelle espèce il appartenait, et devaient faire quelques recherches. En résultaient souvent quelques vannes.

- Satyre en effet. Mais les satyres ont un très bon caractère, et je pense que mon sale caractère vient de mon coté "sorcier", en fait. Du coup, j'ai des doutes sur les origines de ton caractère de contestataire. T'as pas un ancêtre sorcier ? Ou semi-satyre, peut être ?

Il fit mine de chercher des cornes dans les cheveux d'Alix, puis se rassit en riant. Un peu de dérision ne faisait jamais de mal.
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Aération et chutes acrobatiques (PV Alix)

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