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 Une journée de plus (libre)

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Erwan Merwin
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MessageSujet: Une journée de plus (libre)   Dim 1 Jan - 15:18

Erwan ouvrit péniblement les yeux. Il mit quelques secondes à réaliser où il était. La chambre était tout ce qu'il y avait de plus bordélique. Toutes ses affaires étaient éparpillées par terre, tantôt en piles, tantôt posées au hasard. Son lit, au dessus de lui, était complètement défait. Au dessus de lui. Erwan fronça les sourcils. Ah oui, il était tombé du lit. Se redressant avec peine, il se frotta les yeux pour tenter de se réveiller. Quel jour était il ? Le jour de Sainte Gueule de Bois, sans doute. Grognant sourdement, le jeune homme parvint à se lever. Il chercha son équilibre, passa sa main dans les cheveux, chercha des yeux la table sous les monticules d'objets. Il finit par la trouver, et alla s'y asseoir sans plus attendre, prenant bien soin de ne pas marcher sur les objets fragiles. Fouillant sur la table, il trouva un bol de café froid et un paquet de clopes à moitié vide. Non, pas à moitié plein, à moitié vide. Il réchauffa le café d'un coup de baguette, alluma une cigarette, commença à fixer le mur devant lui. Quel jour était il ? Il était allé dégnomer le champ de Madame Greem jeudi. Oui, ça il s'en souvenait bien. Les gnomes avaient été particulièrement tenaces, ses mains en portaient largement les marques. Oui, mais après ? Il avait été allé boire avec des amis d'Armagnac, avait finit dans un sale état. Oui, il s'en souvenait aussi. Il avait du remplacer une des vendeuses de Cape et Siflots, et la journée avait été difficile. Et après ? Aucun souvenir. Erwan laissa ses pensées divaguer, portées par les volutes de fumée autour de lui. Il n'avait plus aucun souvenir de qui s'était passé après. Au bout de quelques minutes, le jeune homme parvint à en conclure qu'on devait être Samedi. D'après le soleil, il semblait bien être midi passé. Heureusement qu'il ne bossait jamais le Samedi. Question de principe. Il allait pouvoir glander toute la journée, pas de travail, et Madame Grandpré, la propriétaire de Duc de Guise, n'aurait pas l'occasion de lui faire le moindre reproche. Cette perspective le réjouit et il décida de se resservir de café.

Il allait y avoir beaucoup de monde aujourd'hui au Duc de Guise. Un Samedi aussi radieux et chaud à une telle période de l'année garantissait de bons chiffres d'affaire pour tout le village. Alors... Pourquoi ne travaillait il pas, déjà ? Il avait besoin d'argent pour son prochain voyage, et d'après l'état de sa chambre, ses économies devaient avoir pris un coup sévère ces derniers jours. Oui, c'était plutôt étrange. Erwan écrasa sa clope dans le cendrier, et se redressa légèrement sur sa chaise, comme si cela allait l'aider à y voir plus clair. Soudain, tout lui revint. Tout ? Ouais, bon, un truc lui revint. Madame Grandpré partait voir son fils plusieurs jours à Paris. Elle laissait le Duc de Guise à ses employés. Oui, et le rapport avec lui ? Erwan sursauta et jura bruyamment. Le bol de café bascula et ne survécu pas à sa chute, répandant du café tiède sur les livres et les parchemins posés au pied de la table. Erwan jura une nouvelle fois puis se précipita pour s'habiller au plus vite. Il avait promis à Madame Grandpré de surveiller le Duc de Guise ce jour là pour éviter les éventuels débordements des élèves. Elle lui avait promis une belle somme en plus.

Quelques minutes plus tard, le jeune homme émergea dans la salle principale du Duc de Guise. Par chance, la plupart des élèves n'étaient pas arrivés et l'endroit était plutôt calme. Erwan alla s'asseoir à une table qui donnait un bon champ de vision sur la salle. Il sortit sa baguette et la mit bien en évidence devant lui. Il avait la réputation d'avoir été un des meilleur duellistes de l'école ces dernières années, et cela aidait fortement pour ce genre de travail. Cependant, il ne souhaitait pas se faire respecter à grands coups de maléfices. Cela ne l'amusait plus de ridiculiser les autres élèves, et s'il devait passer par la diplomatie pour faire régner le calme, et qu'il perdait ainsi le peu de respect que les autres élèves lui accordaient, il en serait ainsi. Il regarda les autres élèves installés dans la salle, et poussa un soupir. La journée allait être longue, sans parler de sa tête qui semblait enfler d'avantage à chaque seconde. Préférant éviter tout alcool pour le reste de la journée, Erwan commanda un thé. On dit que le thé bouillant est très efficace contre la gueule de bois. Il allait falloir tester.

Peu à peu la salle se remplit et devint de plus en plus bruyante. Erwan n'avait pas bougé, mais il semblait dans un état seconde. Les Armagnac n'arrangeaient vraiment rien, ayant visiblement décidé de produire le plus de vacarme possible sans pour autant que cela soit suffisant pour leur demander de partir. Durant les deux première heures, le jeune homme n'eut à intervenir qu'une poignée de fois, se montrant particulièrement ferme à chaque fois. Heureusement, personne n'eut l'idée de lui lancer un sort, et cela se passa assez bien. Au sixième renvoi, il regagna sa place en grommelant que si la paye n'était pas à la hauteur de ses espérances, il ne referait jamais plus ce travail. Pas un lendemain de cuite en tout cas. Il s'installa confortablement, se disant que cela allait peut être être suffisant pour que tout le monde se calme d'un coup, et but une longue gorgée de thé brûlant. Grimaçant, le jeune sorcier se fit la promesse de ne jamais plus.... Jamais plus quoi ? Arrêter de boire ? Non. Il faudrait mieux arrêter de travailler.
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Garance de Cernay
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MessageSujet: Re: Une journée de plus (libre)   Ven 6 Jan - 21:53

Garance se leva d'humeur joyeuse. La journée d'hier s'était merveilleusement bien passée, et elle avait un week-end entier durant lequel elle pourrait faire absolument tout ce qui lui plaisait. Parfait. D'un pas majestueux, elle se dirigea vers l'armoire de bois blanc, marqueté de veines violettes, aux couleurs des Montmorency. Elle avait bien évidemment réquisitionné la plus grande, et la mieux placée, c'est à dire, au centre, afin d'avoir le miroir en plein milieu de sa ligne de mire, juste en se retournant, et, accessoirement, permettre aux autres filles de lui envier sa garde-robe. Elle avait en plus rajouté quelques sortilèges d'agrandissement, et, au final, la simple armoire relevait presque de la garde-robe.

Jetant un coup d'oeil au ciel, elle se décida pour un pantalon noir, qui soulignait ses formes parfaites, accompagné d'un pull de cachemire gris, à col en V. De longues boucles d'oreilles en argent, et des petites bottines gris foncé, et elle descendit l'escalier, avec sur son épaule un sac en cuir de dragon à reflets argent. Au réfectoire, elle mena haut la conversation à la table des violets, puis, remontant dans la salle commune, elle se rendit à Jouvenceaux, accompagnée de quelques autres.

Le chemin lui parut plus long que d'habitude, peut être parce qu'il avait plu, et l'humidité transformait vaguement le paysage. Les premières maisons du village se profilèrent à l'horizon. Les Montmorency qui l'accompagnaient commencèrent à débattre du lieu où ils se rendaient, attendant son verdict. Son regard azur les fixa tous quelques instants, et elle se décida pour Atours à tous. Heureusement, le magasin n'était pas bondé ce jour-là, et après quelques emplettes, tous se décidèrent pour le Duc de Guise. Poussant les portes du bar, la chaleur qui s'en dégageait provoqua de la buée quelques instants, au contact du froid de l'extérieur. L'endroit était empli d'élèves, des Armagnacs principalement. S'installant à une table près des hautes fenêtres à croisillons donnant sur l'arrière-cour et le jardin, un des accompagnateurs alla leur chercher à boire. Survolant la salle de ses yeux saphir, Garance fut surprise de ne pas y voir Mme Grandpré, la patronne du Duc de Guise. Le service ne semblait être assuré que par quelques uns de ses serveurs habituels, dont un semblait destiné à faire regner l'ordre, accoudé au bar, non loin de la table des Montmorency. Elle fixa son attention sur ce dernier. Erwan. Erwan Merwin. Un mince sourire se dessina sur ses lèvres parfaites. Curieuse coïncidence. Il lui parut plus vieilli, plus mûr, par rapport à la dernière fois.

Elle avait entendu dire, par les bruits qui courraient dans les couloirs, qu'il s'était effectivement installé à Jouvenceaux, mais l'idée qu'il travaille au Duc de Guise ne l'avait jamais effleuré. Se levant d'un geste royal, elle alla s'accouder non loin de lui. Sa présence pouvait dès lors passer pour un détachement, et la plupart des personnes présentes allaient penser qu'elle s'ennuyait mortellement à la table des Montmorency, et qu'elle était donc venue s'installer là. Mais Garance, elle, n'oubliait pas qu'Erwan était une des seules personnes au courant de son secret.. Tournant la tête, vers lui, elle lança un :


- Bonjour.

Sans émotion particulière. Elle voulait déjà voir dans quelle disposition il était pour ces "retrouvailles". Elle posa la question naturelle qui s'imposait après cela, bien qu'elle soit d'un banal affligeant.

- Comment vas tu ?

La question était toute simple. Tout ce que Garance détestait. Mais Erwan avait autrefois compris, qu'avec elle, une simple question en posait une foule d'autres. Son "Comment vas tu ?" incluait d'autres choses, comme comment il était arrivé là, que faisait il, quel but avait il... Elle le fixa de ses yeux saphirs, attendant sa réponse.

[H.J. : J'ai essayé de faire une arrivée diamétralement opposée à la tienne pour bien marquer le contraste. ^^ Je commence avec des trucs simples pour le début, mais, en même temps, on est au milieu du Duc de Guise. :p ]
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Erwan Merwin
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MessageSujet: Re: Une journée de plus (libre)   Dim 8 Jan - 20:30

Erwan bailla. Il regarda l'heure, constata qu'il lui restait 3 bonnes heures de travail avant de pouvoir retrouver la quiétude de sa chambre et la chaleur de son lit douillet. Marie, la serveuse, lui adressa un sourire encourageant qui suffit à Erwan pour se redresser et reporter son attention sur les élèves qui se faisaient de plus en plus nombreux dans la petite salle du bar. Il ne pu s'empêcher de noter qu'il y avait de plus en plus de Montmorency, et bien que leur conflit avec les Armagnac ne le concernent plus, leur présence l'irritait. Il nota quelques regards hostiles, et se demanda si Julien était sorti de l'infirmerie depuis son départ. Il aurait du sourire en repensant à ce duel, se moquer du Montmorency, mais il n'en fit rien. Le sort de ce garçon l'indifférait. Il avait eu ce qu'il méritait, sûrement. Erwan détourna les yeux et regarda la tasse de thé bouillant posé devant lui. Il en but une nouvelle gorgée et grimaça.

- Bonjour.

Surpris, le jeune homme tourna vivement la tête. Il connaissait cette voix, n'avait aucun doute sur son origine. Garance. Elle se tenait là, impassible, distante, comme à son habitude. Notant du coin de l'oeil la présence d'un groupe de Montmorency non loin, il ne pu s'empêcher de sourire. Elle n'avait pas changé, et il était à peut prêt certain de ce qu'elle allait dire juste après, comment elle allait se comporter, avec son léger raidissement habituel et ses manies de rompre tout silence qu'elle jugeait gênant. Cela ne loupa pas.

- Comment vas tu ?

Oh, bien sur qu'elle n'était pas venue pour savoir s'il était de bonne humeur ou de bonne santé. Non. Garance était la meneuse des Montmorency, elle aimait être informée, cela lui assurait une longueur d'avance sur les autres élèves. Mais Erwan n'avait pas du tout l'intention de lui faire ce plaisir. Il n'avait jamais évoqué clairement les raisons de son absence, ni de son retour, et ne comptait as le faire, surtout pas ici. Il n'avait pas non plus l'intention de poursuivre une conversation éternellement avec Garance. Erwan but une nouvelle gorgée de thé brulant, jeta un nouveau coup d'oeil à la salle, puis, prenant tout son temps, revint à Garance. Son regard froid et dur était totalement inexpressif, et cela l'agaça. Il tenta de ne pas le laisser paraître. Prenant soin de choisir chaque mot, il répondit lentement, la regardant dans les yeux comme pour lui faire comprendre qu'il ne s'inclinerait plus jamais devant elle.

- Salut Garance. Je suis en pleine forme, comme tu peux sûrement le voir, un léger mal de crâne, rien de grave. La véritable question était sûrement : que deviens tu ? Ou : que viens tu faire ici ? Que prépares tu ? Malheureusement, je ne suis qu'un mauvais élève, incapable de finir sa formation à l'académie, et j'ai bien peur ne maîtriser assez mal l'implicite.

C'était faux, bien sur. Erwan maîtrisait très bien les sous entendus, et il savait que Garance était également très douée dans le domaine. Il ne voulait simplement pas lui faire ce plaisir. La politesse aurait voulu qu'Erwan lui retourne la question, qu'il fasse mine de s'intéresser à tout cela. Mais il n'avait pas envie d'endosser le costume de comédien. Cela faisait plus d'un mois qu'ils ne s'étaient pas vu, et les dernières fois qu'ils avaient eu ce "plaisir", leur relation avait prit une tournure assez étrange. Il s'était juré de ne plus jamais tomber naïvement dans ce genre de croyances, d'illusions, de croyances. Garance n'était pas ce qu'il avait pensé, ou espéré qu'elle était. Non, elle était bien ce qu'elle semblait être, et cela l'avait blessé plus qu'il n'aurait su le dire. Il ne voulait plus de tout ça, et ne pouvait, compte tenu de sa situation, plus se le permettre. Il eut une soudaine envie d'allumer une clope, mais se retint, n'ayant pas le droit de fumer au Duc de Guise. Garance, elle, n'avait pas bougé, pas cillé. Il décida de poser tout de même une petite question, implicite une fois de plus :

- Beauxbâtons se porte bien en mon absence ? J'ai cru comprendre que tu étais définitivement devenue reine des Montmorency. Félicitations.
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Garance de Cernay
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MessageSujet: Re: Une journée de plus (libre)   Sam 14 Jan - 9:34

Erwan parut se rendre compte tout de suite qu'elle était là, mais sembla prendre plaisir à prendre son temps. Il but une gorgée de sa tasse (du thé ?), balaya très lentement la salle du regard dans les yeux, avant enfin de poser sur elle des yeux qu'il voulait sans expression, mais le tressaillement de ses épaules, et la manière dont ses doigts étaient crispés sur la tasse, la détrompait.

- Salut Garance. Je suis en pleine forme, comme tu peux sûrement le voir, un léger mal de crâne, rien de grave. La véritable question était sûrement : que deviens tu ? Ou : que viens tu faire ici ? Que prépares tu ? Malheureusement, je ne suis qu'un mauvais élève, incapable de finir sa formation à l'académie, et j'ai bien peur ne maîtriser assez mal l'implicite.

Garance retint un soupir agacé. Erwan savait très bien utiliser les sous-entendus quand il le voulait. Estimait il qu'elle n'en valait pas la peine ? Il ne fit même pas mine de s'intéresser à tout ce qu'elle demandait. Garance remit une mèche de ses cheveux platines en arrière et le fixa de ses yeux saphir. Elle revecut en un instant leurs dernières rencontres : déception, hésitation, Erwan lui reprochant de lui préférer sa réputation... Tout n'avait été que reproches et agacement. Depuis qu'ils avaient décidé d'être secrètement ensemble. Garance détestait les reproches. Quand tout n'allait pas bien, cela l'agaçait. Tout à fait assurée ainsi d'être dans son bon droit, elle le toisa, alors qu'il reprenait d'un ton narquois :

- Beauxbâtons se porte bien en mon absence ? J'ai cru comprendre que tu étais définitivement devenue reine des Montmorency. Félicitations.

Et à part ça, il ne savait pas faire dans le subtil ? Et bien, puisqu'il ne semblait visiblement pas désireux de prendre cette peine pour elle, elle n'allait certainement pas lui faire ce plaisir. Le regardant d'un air sans émotion, ses yeux saphir paraissant une mer de glace, elle répondit d'un ton froid, mais narquois :

- Oui, il semblerait que Beauxbâtons se passe très bien de toi. Que tout Beauxbâtons se passe très bien de tes remarques moqueuses et de tes plaisanteries douteuses.

C'était méchant, mais Garance s'en moquait éperdument. S'il ne voulait pas qu'elle réagisse de cette manière, il n'avait qu'à pas l'accueillir ainsi. Parfaitement hypocrite, elle continua, se concentrant sur la deuxième partie de la question.

- Reine des Montmorency ? Oui c'est à peu près ça. J'ai cru comprendre la dernière fois que tu ne désirais pas de remerciements pour cela... Vu que ton intention première n'était pas réellement de me rendre service, mais plus de ridiculiser Julien...

Ca aussi, c'était faux, même si il était vrai qu'à la base, Erwan ne l'avait pas fait pour lui permettre de regner à elle toute seule sur les violets, Garance restait toutefois la cause principale de ce duel. Même si elle ne le reconnaîtrait certainement pas. A moins que ce soit dans d'autres circonstances. Toutefois, elle eut un instant de regret. Il lui avait, que ce soit volontaire ou pas, rendu service, et elle savait reconnaître et payer ses dettes. Changeant brusquement de ton face à cette constation, elle fit contre mauvaise fortune bon coeur, et reprit :

- Mais je ne suis pas venue pour discuter de ça, ni venue aux renseignements pour nourrir les ragots des salles communes, contrairement à ce que tu semblais croire. Simplement... voir ce que tu devenais. Dommage si je ne tombe pas à point nommé.

[H.J. : Booooon. J'espere que tu ne comptais pas sur des retrouvailles touchantes. ^^ Je ne souleve pas de questions, vu que j'ai des réserves quant à la réaction d'Erwan. Je prefere donc laisser venir. xD ]
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Erwan Merwin
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MessageSujet: Re: Une journée de plus (libre)   Lun 16 Jan - 19:59

- Oui, il semblerait que Beauxbâtons se passe très bien de toi. Que tout Beauxbâtons se passe très bien de tes remarques moqueuses et de tes plaisanteries douteuses.

Erwan haussa les sourcils, ne parvenant pas à masquer le léger sourire qui éclairait son visage. Il ne doutait pas que son départ ait fait un grand bien à l'Académie, et il était vrai qu'on entendait plus trop parler de coups-fourrés des Armagnac depuis son départ anticipé. Mais les propos de Garance n'avaient pas le but d'être objectifs, ils se voulaient méchants. Elle devait plus ou moins savoir que sa première phrase ne le toucherait pas, aussi avait elle insisté sur le fait qu'il ne manquait à personne. Donc pas à elle. La maladresse de cette attaque l'amusait, et il se dit qu'il ne s'agissait d'une pique que de pure forme, histoire de contre-attaquer. L'ex Armagnac but une autre gorgée de thé pour faire disparaître son sourire, qui risquait d'énerver le jeune fille plus qu'autre chose. Ne semblant pas le remarquer plus que cela, Garance continua sur sa lancée, avec son assurance calculatrice qui la caractérisait assez bien.

- Reine des Montmorency ? Oui c'est à peu près ça. J'ai cru comprendre la dernière fois que tu ne désirais pas de remerciements pour cela... Vu que ton intention première n'était pas réellement de me rendre service, mais plus de ridiculiser Julien...

Il failli s'étouffer avec une nouvelle gorgée de thé brûlant. Agacé, il poussa la tasse moitié vide loin de lui, et se tourna vers Garance. Elle était imperturbable, l'exception étant la petite lueur amusée qu'on devinait dans son regard. Erwan prit sur lui pour retrouver un visage neutre. Il n'avait pas combattu Julien en duel pour le simple plaisir de le ridiculiser, mais c'est vrai qu'à cette époque là de l'année, il y avait prit du plaisir, malgré son renvoi imminent et les blessures qui avaient mis du temps à guérir. Mais quand il y repensait avec du recul, avec son recul, le jeune homme se disait qu'il avait eu tort de lui lancer un tel sort. Les raisons étaient multiples. Tout d'abord, parce qu'il avait apporté à Garance ce qu'elle recherchait le plus à l'époque, le titre de "reine des Montmorency" sur un plateau d'argent, et qu'il avait la très désagréable sensation de s'être fait manipulé de pieds en cape par la jeune fille. Ensuite, parce qu'une simple défaite contre Erwan aurait suffit à humilier Julien, et qu'à la place de cela il avait du passer beaucoup de temps à l'infirmerie et avait perdu tout son entourage (à ce que l'on en disait, du moins). Bref, cela ne faisait que lui rappeler qu'il avait enchaîné les mauvais calculs à l'époque, qu'il avait même pensé que Garance n'était pas vraiment ce qu'elle montrait aux autres, qu'il s'agissait d'une sorte de rempart entre elle et le reste du monde. Quel niais.

- Je ne veux toujours pas de tes remerciements, Garance. Je n'ai pas voulu cela, et tu le sais très bien.

Par "cela", il évoquait simplement les barrières qu'il lui avait ouvertes en battait le Montmorency en duel. Nul doute qu'elle comprendrait. Le ton de la Montmorency sembla s'adoucir brusquement, si bien qu'il se demanda ce qui la faisait se comporter comme cela.

- Mais je ne suis pas venue pour discuter de ça, ni venue aux renseignements pour nourrir les ragots des salles communes, contrairement à ce que tu semblais croire. Simplement... voir ce que tu devenais. Dommage si je ne tombe pas à point nommé.

Erwan ferma les yeux et respira longuement. Il ne savait pas trop s'il devait rester impassible et froid ou s'emporter. Il mit plusieurs secondes avant d'ouvrir à nouveau les yeux, et ne souhaitant pas croiser le regard de Garance, reporta son attention sur le reste de la salle. Deux jeunes Armagnacs étaient en train de faire une bataille explosive, qui risquait de dégénérer d'un instant à l'autre.

- Excuse moi, lui dit il toujours sans la regarder, avant de prendre sa baguette et de se lever.

Quand il revint, quelques minutes plus tard, il paraissait passablement agacé. Garance n'avait pas disparut. Sans doute attendait elle ses réponses, car bien qu'il ne s'agisse pas de questions, ses intentions semblaient claires. Aussi claires qui pouvait l'être Garance, en relativisant. Erwan s'assit, et la dévisagea.

- Que viens tu faire ici ? finit il par dire avec lenteur, ces mots semblant lui coûter un effort important. Je croyais que tout était fini, oublié. Je ne veux plus m'illusionner Garance, et je n'ai rien à t'apporter. Alors, s'il te plait, ne viens pas aux nouvelles. Je suis en vie, et "en bonne santé", comme tu peux le voir. As tu besoin d'en savoir plus ? Je ne te comprends pas. Tu...

Il marqua une pause, cherchant à dire ce qu'il avait à dire une bonne fois pour toutes, sans tourner autour du pot.

- Je croyais te connaître, mais à l'évidence, je ne te connais pas. Tu es une énigme pour moi. Et je ne suis pas sur d'avoir les clés pour la résoudre. Que viens tu faire ici, Garance ?
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Garance de Cernay
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MessageSujet: Re: Une journée de plus (libre)   Mer 18 Jan - 20:01

- Je ne veux toujours pas de tes remerciements, Garance. Je n'ai pas voulu cela, et tu le sais très bien.

C'est à dire qu'il ne lui avait pas volontairement ouvert un boulevard parmi les Montmorency. Que voulait il à ce moment précis ? Le savait il réellement lui même ? Garance était quasiment certaine qu'il n'avait pas détruit la réputation de Julien volontairement, en le prémeditant, mais c'était ce qui était arrivé. De son point de vue, cela lui convenait parfaitement, et était irréversible, alors... Elle avait une assez grande capacité à tourner la page et à ne pas s'attarder sur le passé. Quand elle lui annonça qu'elle n'était pas venue à la recherche de ragots, il la regarda fixement en inspirant profondément. Il détourna le regard vers le reste de la salle, puis, apercevant deux Armagnacs en pleine bataille explosive, il lui fit :

- Excuse moi.

Quand il revint, il semblait visiblement énervé, agacé. Il finit par dire avec lenteur, comme s'il était réellement excédé de devoir lui parler :

- Que viens tu faire ici ? Je croyais que tout était fini, oublié. Je ne veux plus m'illusionner Garance, et je n'ai rien à t'apporter. Alors, s'il te plait, ne viens pas aux nouvelles. Je suis en vie, et "en bonne santé", comme tu peux le voir. As tu besoin d'en savoir plus ? Je ne te comprends pas. Tu... Je croyais te connaître, mais à l'évidence, je ne te connais pas. Tu es une énigme pour moi. Et je ne suis pas sur d'avoir les clés pour la résoudre. Que viens tu faire ici, Garance ?

Que venait elle faire ici ? Bonne question. Le savait elle elle même ? Oui évidemment qu'elle le savait. Mais que pouvait elle dire ? Passer le temps, agacer les Montmorency... Plusieurs réponses tout aussi justes les unes que les autres, qui n'étaient pourtant pas ce qu'attendait Erwan. Il paraissait... désillusionné. Comme s'il avait été manipulé d'un bout à l'autre, et qu'il désirait maintenant tourner la page. Ce qui était à peu près la réalité, mais elle se garda bien de laisser paraître quoi que ce soit. Son visage restait un masque de glace, n'exprimant, comme toujours, aucune émotion. Qu'allait elle lui répondre ? Elle pouvait laisser le silence s'éterniser, mais elle détestait les blancs, qui lui semblaient une stupide perte de temps, et la preuve qu'on était gêné... Mieux valait se tromper et rectifier ensuite le tir que d'hésiter longuement, de peser sempiternellement le pour et le contre.

Elle choisit dès lors de jouer la carte de l'hypocrisie la plus totale et la plus feinte :


- Ce que je viens faire ici ? Mais ce que vient faire chaque élève de l'académie : prendre un verre au Duc de Guise. Accessoirement, bien montrer à tous que je suis venue à Jouvenceaux ce week-end... Bref, je vaque à mes occupations habituelles.

Sa réponse n'était pas totalement creuse, si on décodait l'implicite. Puis, précisant un peu, vu que la question d'Erwan portait plus sur la raison pour laquelle elle était venue lui parler :

- Quant au fait que nous ayons une "discussion"... Que dire ? Je ne sais pas. A ton avis ?

Décidemment, elle aimait lancer de petits défis aux gens ces temps ci. Des gens qui pourraient compter énormément pour elle, s'ils savaient y faire... Jade, puis Erwan... Mais pour le moment, aucun des deux n'était porté concluant. Elle se garda bien de mentionner la véritable raison, à laquelle elle s'efforçait elle même de ne pas penser depuis qu'elle avait passé la porte. La raison pour laquelle elle tenait cette discussion sous-entendue avec Erwan. Jusqu'à maintenant, la comédie était parfaite. Mais allait il deviner ?


[H.J. : Bref, tu noteras la phrase : "Des gens qui pourraient compter énormément pour elle, s'ils savaient y faire... Jade, puis Erwan..." (qui est à peu près la seule sympa du texte) xD. Donc voilà. Peu de questions, parce que Garance veut voir si tu trouves la réponse. Bien entendu, je ne mentionne pas la raison pour laquelle elle est au Duc de Guise, sinon ce serait un peu te simplifier la tâche, car n'oublions pas qu'Erwan est censé deviner. ^^ Néanmoins, si mon post ne te convient pas --> mp. :p ]



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Erwan Merwin
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MessageSujet: Re: Une journée de plus (libre)   Jeu 19 Jan - 15:45

Cette dernière question sembla mériter quelques secondes de réflexion. Garance, le visage toujours aussi impassible, ne disait rien, et cela voulait dire qu'elle réfléchissait, et probablement qu'elle hésitait, car elle ne se serait jamais permise un tel silence autrement. Avec un léger sourire satisfait, il fit un signe à Marie et lui demanda deux bièraubeures, sentant que la conversation n'allait probablement pas s'arrêter là et qu'il lui faudrait un peu de réconfort pour affronter Garance après ce qu'il s'était passé. Il aurait été malpoli de ne pas en proposer une à la Montmorency, aussi décida-t-il de garder ses impolitesse pour plus tard, au besoin. Il ne fallu pas plus de temps à Garance pour trouver une réponse.

- Ce que je viens faire ici ? Mais ce que vient faire chaque élève de l'académie : prendre un verre au Duc de Guise. Accessoirement, bien montrer à tous que je suis venue à Jouvenceaux ce week-end... Bref, je vaque à mes occupations habituelles.

Erwan sourit, et ajouta, moqueur :

- Oui, bien entendu, je devais m'en douter. Et moi je ne suis ici que pour travailler.

Il doutait que Garance soit venue à Jouvenceau pour une autre raison que celle évoquée précédemment, mais elle ne répondait pas vraiment à sa question. Il ne lui avait pas demandé pourquoi était elle venue à Jouvenceau, mais pourquoi était elle allée lui parler, ici et maintenant. Mais comme il n'avait pas précisé sa question, la Montmorency en avait profité pour rester dans le vague le plus total. Il n'était pas dupe, cependant.

- Quant au fait que nous ayons une "discussion"... Que dire ? Je ne sais pas. A ton avis ?

Marie apporta les deux Bièraubeure. L'ex-Armagnac la remercia d'un sourire, puis but une gorgée en prenant son temps. Son temps pour réfléchir. La réponse lui paraissait claire, mais connaissant Garance, il se devait d'y réfléchir à deux fois avant de répondre quoi que ce soit. Il la dévisagea un instant et demanda avec un sourire narquois :

- Oh, je ne sais pas. Tu comptes rendre jaloux un prétendant ? Ou peut être jouer à la grande devant les autres Montmorency en prétendant connaître des gens extérieurs à l'Académie, autre que tes parents ? Si tel est vraiment le cas, tu me déçois Garance. Je ne suis pas quelqu'un de très fréquentable pour une Montmorency, tu as surement du le remarquer, non ?

Il faisait référence à de nombreuses choses, et nul doute que Garance saurait interpréter ce message, à son tour. Il donnait sa réponse, de manière assez tordue et plus ou moins codée, mais tout les éléments étaient là. Erwan but une nouvelle longue gorgée de Bièraubeure en gardant le silence. Il n'avait toujours qu'une partie des réponses qu'il cherchait, mais ne savait pas trop comment les obtenir. Ne laissant rien paraître, il laissa la conversation en suspens.

- Eh bien je suis là, fit il au bout d'un moment. C'est si terrible que ça Beauxbâtons en mon absence ? demanda-t-il avec un grand sourire, toujours moqueur.
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Garance de Cernay
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MessageSujet: Re: Une journée de plus (libre)   Dim 22 Jan - 11:12

Erwan la fixa quelques secondes, avant de répondre d'un air narquois :

- Oui, bien entendu, je devais m'en douter. Et moi je ne suis ici que pour travailler.

Il se doutait sûrement que Garance allait répondre à sa question (sa véritable question : pourquoi venait elle lui parler ?), aussi semblait il prendre son mal en patience. De toute manière, Garance avait l'intention de s'expliquer. S'expliquer dans la logique de Garance, bien sûr, cela allait de soi. Aussi, quand elle reprit, elle lui demanda ce qu'il en pensait. Une sorte de défi, de test, pour voir s'il arriverait à trouver la réponse. Entre temps, la serveuse avait apporté deux bierraubeures, et Erwan lui en tendit une. Elle le remercia d'un signe de tête, mais il attendit quelques instants avant de répondre :

- Oh, je ne sais pas. Tu comptes rendre jaloux un prétendant ? Ou peut être jouer à la grande devant les autres Montmorency en prétendant connaître des gens extérieurs à l'Académie, autre que tes parents ? Si tel est vraiment le cas, tu me déçois Garance. Je ne suis pas quelqu'un de très fréquentable pour une Montmorency, tu as surement du le remarquer, non ?

Elle eut un sourire narquois. La réponse était sous-entendue, bien évidemment, mais elle voulait quelque chose de clair. Il était tellement facile de glisser de l'implicite vague dans la phrase, pour faire semblant d'avoir compris.

- Eh bien je suis là. C'est si terrible que ça Beauxbâtons en mon absence ?

Il affichait un grand sourire goguenard sur son visage. Agacée, elle choisit de répondre avec la plus parfaite mauvaise foi, comme si aucun sous-entendu n'était glissé dans ses phrases :

- Alors... Pour rendre jaloux un prétendant ? Excuse moi, mais, si j'avais besoin de rendre jaloux un prétendant, et je n'en ai jamais besoin, je précise en passant, je pense que j'aurai l'embarras du choix à l'Académie, je n'aurais pas besoin de venir jusqu'à Jouvenceaux.

Elle lui adressa un regard qui valait tous les "Tu l'as bien cherché" du monde, puis reprit :

- Quant à "faire la grande" comme tu dis, j'espère n'avoir pas besoin de ça pour me faire respecter... Sinon, c'est que j'en serais à un stade bien pathétique...

Rien que l'idée la faisait frémir. Elle posa sa main blanche sur le bois lisse du bar, puis se tut quelques instants avant de terminer sa répartie :

- Enfin, tu dis ne pas être une personne "fréquentable" pour une Montmorency. Et... ? Je suis censée avoir peur, peut être ?

La mauvaise foi et elle faisaient corps. Mais vu qu'Erwan n'avait visiblement pas voulu se donner la peine de lui faire une réponse réflechie à une question sincère, elle ne voyait pas l'intêret de le faire elle-même. Volontairement, elle ne commenta pas sa dernière phrase. L'ex-petit Armagnac saurait sûrement quoi penser de ce silence.

[H.J. : Si mon post ne te va pas --> mp. ^^ ]

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Erwan Merwin
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MessageSujet: Re: Une journée de plus (libre)   Jeu 26 Jan - 19:42

Erwan décida de prendre les remarques de Garance à contrepied, histoire de lui faire comprendre qu'il n'était pas dupe et qu'elle pouvait utiliser tout les sous-entendus et les remaques blessantes du monde, elle ne parviendrait pas à lui faire croire qu'elle était devant lui dans le plus grand des hasards. Elle pinça les lèvres, visiblement agacée, et répondit avec la plus grande mauvaise foi :

- Alors... Pour rendre jaloux un prétendant ? Excuse moi, mais, si j'avais besoin de rendre jaloux un prétendant, et je n'en ai jamais besoin, je précise en passant, je pense que j'aurai l'embarras du choix à l'Académie, je n'aurais pas besoin de venir jusqu'à Jouvenceaux.

Erwan ne put s'empêcher de sourire. Il ne chercha même pas à se cacher dans son verre de Bièraubeure, qui, de toutes manières, était presque vide. Garance ne se défendait jamais : elle attaquait, jusqu'à trouver et exploiter la faille de son adversaire. Par malchance pour elle, son attaque était bien maladroite et assez peu convaincante. La pique verbale n'éfleura même pas le jeune homme, et elle continua sur sa lancée :

- Quant à "faire la grande" comme tu dis, j'espère n'avoir pas besoin de ça pour me faire respecter... Sinon, c'est que j'en serais à un stade bien pathétique...

L'ex-Armagnac haussa les épaules. Il avait dit cela sans vraiment y prêter attention, sans y chercher la moindre crédibilité, et toute défense à ce propos était inutile car sans véritable enjeu ou interêt. Il tiqua un peu plus sur le "stade bien pathétique" mais ne releva pas non plus les propos. Il voulait au moins savoir exactement les raisons de sa venue, et il n'y parviendrait pas en l'attaquant dès qu'il en avait l'opportunité. Etrangement, Garance cessa de parler à ce moment là. Levant les yeux vers elle, il la regarda avec un air étonné. Une pause ? Un blanc dans la conversation ? Que se passait il ? Etait elle mourante ? A moins que tout cela ne soit qu'un simple calcul, un effet de style pour donner de l'ampleur à ce qu'elle allait dire, aux propos blessants qu'elle allait lui lancer au visage ? Cela ne serait pas plus étonnant. Mais l'espace d'une seconde, d'un instant volé, il cru la voir comme il l'avait déjà vue, une fois, une fois seulement.

- Enfin, tu dis ne pas être une personne "fréquentable" pour une Montmorency. Et... ? Je suis censée avoir peur, peut être ?

A nouveau, Erwan ne put retenir un sourire. Il s'empara à nouveau de son verre et finit de le vider. Relevant tranquillement les yeux vers elle, il répondit avec toute la légèreté dont il était capable :

- Te faire peur ? Je ne crois pas en être capable. Non, ce n'était qu'une simple mise en garde, histoire que tu ne mettes pas en danger ton statut social inutilement.

Il sentit sa gorge se nouer mais ne laissa rien paraître. Détournant les yeux pour contempler la mousse qui restait au fond de son verre vide, se laissant quelques secondes avant de reprendre la parole.

- Tu te souviens de ce cercle blanc, dans les jardins de Beauxbâtons ? Y est il toujours ?

[HJ : oui, j'ai finalement changé ce rp là, dis moi si ça te conviens =) ]
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Garance de Cernay
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MessageSujet: Re: Une journée de plus (libre)   Dim 29 Jan - 20:18

La remarque de Garance effleura à peine Erwan, qui ne prit même pas la peine de relever, et ne chercha pas non plus à camoufler dans son verre déjà presque vide le petit sourire narquois qu'il affichait. La pique de la jeune fille n'atteignit pas sa cible, mais ce n'était pas très important. Le but principal n'était pas de blesser le jeune homme, elle aurait su se montrer un peu plus adroite si ça avait été le cas.

Elle releva le fait qu'il n'était pas une personne "fréquentable" pour une Montmorency, en lui demandant plus ou moins aimablement ce que c'était sensé lui faire. A nouveau, Erwan sourit, et Garance eut l'inutile et agaçante pensée qu'au moins sa venue l'aurait fait rire :


- Te faire peur ? Je ne crois pas en être capable. Non, ce n'était qu'une simple mise en garde, histoire que tu ne mettes pas en danger ton statut social inutilement.

Garance aurait pu répondre qu'elle s'occupait très bien de son statut social toute seule, merci, et qu'elle n'avait pas besoin de l'"aide" d'un Armagnac renvoyé de l'Académie, de surcroît, mais ne le fit pas. Tout d'abord, parce que la remarque était bien évidemment implicite, mais cela n'aurait pas été un problème, vu qu'elle faisait mine depuis le début de la discussion, à prendre tout au premier degré. Non, elle n'avait pas envie de répondre cela. Allez savoir pourquoi, elle n'en avait pas envie. Et vu qu'actuellement elle n'avait pas de rôle à jouer, peu de gens les regardaient, et personne n'écoutait leur discussion, alors elle pouvait décider en fonction d'elle même. Et elle ne voulait pas ça. Voyant que Garance ne commentait pas, Erwan reprit d'une voix un peu plus étranglée, mais à peine feutrée :

- Tu te souviens de ce cercle blanc, dans les jardins de Beauxbâtons ? Y est il toujours ?

Garance baissa les yeux ce qui était rare chez elle, et un silence s'installa, ce qui était encore plus rare avec elle. Le cercle blanc... Cela correspondait à une période qu'elle avait essayé de rayer de sa mémoire, puis qu'elle avait décidé de laisser. Mais d'y penser le moins possible. Il faisait partie de la "bonne" période avec Erwan... Celle où il lui avait plu. Où il aurait pu continuer à lui plaire. Néanmoins, tout était devenu trop confus. Elle avait du faire un choix, et elle l'avait fait. Sans regrets. Jamais de regrets.

- Oui il y est toujours... Le Veneur l'a laissé. Il a du croire que c'était l'oeuvre d'une nymphe, ou quelque chose dans ce goût là.

Une nymphe... Mais bien sûr. Il était vrai que dans l'esprit des quelques gens qui l'avaient remarqué, il s'agissait de l'oeuvre d'une nymphe, dryade sortie de la forêt interdite, mais question sous-entendu glissant, il y avait nettement mieux... Les Vélanes étaient considérées comme des nymphes aussi le sujet s'orientait il sur une voie dangereusement pentue. Restant sur le même sujet, mais sur l'angle qu'avait voulu aborder Erwan en choisissant ce thème, elle reprit :

- Mais personne ne sait très bien pourquoi il a été placé là... Certains disent que c'est en commémoration de quelque chose, mais personne ne sait très bien de quoi...

C'était effectivement l'avis de certaines personnes... On ne pouvait bien sûr pas dire qu'il s'agissait, quand on connaissait la vérité, d'une commémoration, mais il était vrai que ce cercle blanc symbolisait en quelque sorte la partie agréable de leur relation... Aussi le sujet était il délicat à aborder pour eux deux. Même sous couvert de sous entendus. Le problème n'était pas là. Pas principalement. Toutefois, Garance avait envie de clore cet épisode. Soit définitivement, en stoppant toute relation avec Erwan, soit positivement, en recommençant quelque chose. Amitié, ou... Mais pas rester dans cette sorte d'impasse dans le souvenir de cette histoire étrange et confuse, qu'aucun d'eux ne semblait prêt à aborder clairement.
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Erwan Merwin
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MessageSujet: Re: Une journée de plus (libre)   Lun 30 Jan - 20:15

Garance baissa les yeux et se tut. Erwan ne réagit pas, restant impassible, attentif. Il se passait quelque chose, là, à ce moment précis. C'était certain. Il se passait beaucoup plus de choses que ce que l'on pouvait voir, ou entendre. L'ex-Armagnac contempla Garance un instant, puis détourna les yeux, le coeur lourd. Non, il ne fallait pas. Il fallait que cela se finisse, une bonne fois pour toute, qu'il puisse respirer à nouveau, rire, être libre. Qu'il puisse vivre à nouveau.

- Oui il y est toujours... Le Veneur l'a laissé. Il a du croire que c'était l'oeuvre d'une nymphe, ou quelque chose dans ce goût là.

Erwan revint à la réalité. Il n'eut pas la force de feindre un sourire, même si cette remarque aurait pu le faire rire, à un autre moment, dans un autre contexte, dans un contexte de franchise qu'il avait si longtemps imaginé entre eux. Le Veneur était toujours aussi stupide visiblement. Techniquement bien sur, d'après le peu qu'Erwan avait retenu de ses vagues cours de magiezoologie, Garance avait du sang de nymphe. Mais cette magie était de la magie de sorciers, et ce cercle particulièrement, de la belle magie. Une beauté que peu de personnes peuvent saisir, un sens flou, mais fort, imprégné dans le temps. Le signe d'une époque trop naïve, mais heureuse.

- Mais personne ne sait très bien pourquoi il a été placé là... Certains disent que c'est en commémoration de quelque chose, mais personne ne sait très bien de quoi...

Sa gorge se serra un peu plus. Il ferma les yeux un instant, inspira profondément comme pour reprendre courage. Il ne pouvait pas rester assit ici à en parler tranquillement avec Garance, comme si de rien n'était et comme si ne rien les atteignait. Et pourtant, il avait un travail. S'il lâchait Madame Garndpieds maintenant, elle ne lui ferait plus confiance et ne lu donnerait probablement plus de travail. L'ex-Armagnac poussa un soupir, puis se leva de sa chaise.

- Je... Allons faire un tour dehors, si tu veux bien.

Marie passa à ce moment là, et Erwan lui expliqua qu'il ne gardait plus le bar. La jeune femme n'était que serveuse, et se contenta d'acquiescer en lui rappelant que Madame Grandpieds n'aimerait pas. Haussant les épaules, le jeune sorcier sortit de la salle en compagnie de Garance. Ils commencèrent à longer la route, sans trop savoir où ils allaient. Le léger vent frai qui s'abattait sur eux fit le plus grand bien au jeune homme, qui sentait ses forces revenir. Finalement, alors qu'ils longeaient les boutiques, il se décida à prendre la parole.

- Quand je suis parti, plus rien ne comptait pour moi. Une seule chose : faire quelque chose, ne pas se morfondre, ne pas trop penser à ce qui s'était passé. Et en fait, ça a pas trop mal marché.

Il fit une pause pour se recentrer sur ce qu'il voulait dire, où il voulait en venir. La tension assourdissait sa voix, qu'il contrôlait juste assez pour formuler quelques phrases.

- Mais quand j'ai du revenir ici, à Jouvenceau, j'ai commencé à repenser à des tas de choses. J'ai fait ce que j'ai pu pour me fermer à toi, à ce que tu as laissé, mais comme tu peux le voir, ça ne marche pas si bien, puisque tu es là en ce moment même, dit il avec une pointe d'humour. Mais je ne veux pas que ça recommence, pas comme ça.

Tout en évitant soigneusement son regard, il demanda :

- Bordel, pourquoi tu es venue me voir Garance ? En admettant que ta venue au Duc de Guise soit liée au plus grand des hasards, ce qui est arrivé à mon départ était clair. Il aurait suffit... d'oublier.

Erwan prononça ce dernier mot dans un murmure étouffé, mais encore audible. Il s'était exprimé clairement, avait été franc, le plus franc possible, et il semblait délicat pour Garance de tourner à nouveau autour du pot. Bien qu'elle en soit capable.

|HJ : j'ai pris quelques libertés dans ce rp, dis moi par mp si ça ne ta vas pas]
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Garance de Cernay
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MessageSujet: Re: Une journée de plus (libre)   Jeu 16 Fév - 18:30

Erwan détourna le regard avant de replonger ses yeux bleu-gris dans les siens, pendant une fraction de seconde. Le coeur de Garance battit la chamade quelques instants, mais elle n'en laissa rien paraître. Ne jamais rien laisser paraître. Il fit d'une voix légèrement hésitante, mais qui se raffermissait sur la fin :

- Je... Allons faire un tour dehors, si tu veux bien.

La jeune serveuse de tout à l'heure passa, et Erwan lui demanda de garder le bar. Ils échangèrent quelques mots à propos d'une Madame Grandpieds qui serait sûrement mécontente. Garance écoutait tout cela, hésitante. Elle ne voulait pas attirer d'ennuis à Erwan à cause de sa venue, et était prête à parler au second degré pendant aussi longtemps qu'il le fallait. Toutefois, le fait de sortir dehors permettrait d'aborder des sujets directement, de peut être régler définitivement le problème. Aussi, quand il se dirigea vers la porte, Garance le suivit, prenant son sac au passage sur sa chaise, et intimant d'un regard ferme à Louison et Marine, prêtes à la suivre, de ne pas bouger. Ils marchèrent quelques temps. Le vent faisait voler les cheveux platine de Garance, mais elle ne disait rien, attendant qu'il parle.

- Quand je suis parti, plus rien ne comptait pour moi. Une seule chose : faire quelque chose, ne pas se morfondre, ne pas trop penser à ce qui s'était passé. Et en fait, ça a pas trop mal marché.

Sa voix était plus grave, plus rocailleuse, comme s'il peinait à prononcer ces mots. Garance sentit son coeur se serrer. D'autant qu'il décrivait assez bien, même, à la perfection, ce qu'elle avait ressenti après son départ. Une pointe d'orgueil vint s'insinuer dans son esprit, outrée qu'on ait pu l'oublier en si peu de temps, mais elle la fit taire.

- Mais quand j'ai du revenir ici, à Jouvenceau, j'ai commencé à repenser à des tas de choses. J'ai fait ce que j'ai pu pour me fermer à toi, à ce que tu as laissé, mais comme tu peux le voir, ça ne marche pas si bien, puisque tu es là en ce moment même. Mais je ne veux pas que ça recommence, pas comme ça... Bordel, pourquoi tu es venue me voir Garance ? En admettant que ta venue au Duc de Guise soit liée au plus grand des hasards, ce qui est arrivé à mon départ était clair. Il aurait suffit... d'oublier.

Elle inspira profondément et évita son regard durant quelques longues secondes. Ils dépassaient les boutiques, et sortaient de l'Avenue du Château. Elle hésitait sur quoi lui dire. Rallumer un espoir éteint ? Répondre à sa question ? Cela semblait la chose la plus logique à faire, mais derrière, il y aurait forcément un message. Un message qui pourrait difficilement rester dans le flou. Volontairement, elle les fit obliquer sur un petit sentier herbeux, bordé de quelques jonquilles subsistant à l'automne.

- Oublier... Il suffirait toujours d'oublier.. Mais il faut le pouvoir, Erwan. Tout en disant cela, elle avait pour la première fois depuis le début de la conversation plongé son regard saphir dans le sien. Elle reprit plus bas, prononçant les paroles qu'elle ne voulait pas reconnaître depuis le départ d'Erwan. Et le vouloir aussi...

En disant cela, elle remettait en cause tout ce qu'elle avait essayé d'enfouir au fond de sa mémoire depuis quelques semaines, tout ce à quoi elle refusait de penser. Tout ce qui remettait en cause ses principes, ses certitudes. Tout recommençait. Encore une fois, Garance n'était sûre de rien. Que voulait elle ? Concilier tout. Son statut chez les Montmorency qui pesait si lourd contre Erwan dans la balance... De toute manière, il était inutile de refaire des plans. Erwan venait de lui dire, bien en face, qu'il ne voulait pas que ça recommence. Pas comme ça. Ne comprenait il pas que Garance était ainsi ? Qu'elle ne changerait pas ? Ou du moins, trop peu, par rapport à ce qu'il voulait ? Elle était ainsi, c'était à prendre ou à laisser... Son coeur se serra à l'idée qu'il choisisse justement de ne pas essayer. Se préparant à cette idée, elle continua, d'une voix un peu plus penchée vers les aigus qu'à l'ordinaire :

- Mais si tu ne veux pas que "ça recommence", comme tu le dis, si ma présence ramène en toi des choses que tu préférerais oublier, je t'en prie, ne te gêne pas pour moi, pars. Retourne au Duc de Guise ou où tu voudras. Ne pense plus du tout à moi, et oublie moi. Si c'est ce que tu veux.

Cette dernière phrase n'était pas sans rappeler leur entrevue dans l'observatoire, où leur idylle, si courte, était née. Elle lui avait demandé ce qu'il voulait vraiment. Au fond de lui. Il avait répondu avec honnêteté, et elle espérait qu'il en ferait autant cette fois ci. Quant bien même cela serait sûrement douloureux pour elle, cela aurait au moins le mérite d'être clair, de mettre définitivement un terme à leur histoire, ou alors... Mais elle préferait ne pas y penser.


[H.J. : D'abord, désolée du monstrueux retard. Embarassed Pour le post en lui même, je ne soulève pas de questions en plus, vu que la suite va dépendre totalement de ce que tu décides ici. La suite du rp, mais aussi la suite de l'histoire entre eux... Bref, choisis bien. xD ]

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Erwan Merwin
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MessageSujet: Re: Une journée de plus (libre)   Dim 19 Fév - 14:38

- Oublier... Il suffirait toujours d'oublier.. Mais il faut le pouvoir, Erwan. Et le vouloir aussi...

Le visage d'Erwan demeura impassible. Il remarqua soudainement à quel point cette histoire prenait une allure dramatique. Oh, bien sur, il ne s'agissait ni d'un sujet léger, ni d'un sujet particulièrement joyeux. Mais l'un comme l'autre se comportaient comme s'il s'agissait d'une question grave, d'une question de vie ou de mort. A coté de cela, il y avait des enfants qui se faisaient tabasser tout les jours mais qui ne dramatisaient pas autant leur vie. Il fallait relativiser. Cela dit, il était évident que les propos de Garance le touchaient plus que d'ordinaire. Et dire qu'il avait voulu oublier ça. Panser tout ça. Ça n'avait pas vraiment marché.

"Le pouvoir. Et la vouloir aussi." Surtout, oui. Mais pourquoi lui disait elle ça ? C'était elle qui avait clairement fait son choix ! Peut être voulait elle le convaincre de revenir sur son choix à lui. Si tel était le cas, la tentative était vaine, et doublée d'une certaine naïveté. Et pourtant, il l'aimait cette fille. Mais quoi qu'il arrive, elle ne le ferait pas devenir ce qu'il n'était pas. Et il savait que c'était réciproque. D'où le blocage. D'où la vanité de cette rencontre. Garance se dirigea vers un petit chemin qu'il ne connaissait pas, fait étonnant, bordé de quelques jonquilles lumineuses. Un sourire sans joie se dessina sur son visage, mais il garda le silence, attendant la suite.


- Mais si tu ne veux pas que "ça recommence", comme tu le dis, si ma présence ramène en toi des choses que tu préférerais oublier, je t'en prie, ne te gêne pas pour moi, pars. Retourne au Duc de Guise ou où tu voudras. Ne pense plus du tout à moi, et oublie moi. Si c'est ce que tu veux.

Elle devait avoir sentit une certaine réticence, et ses propos étaient nettement plus agressifs, plus spontanés, et de fait, moins contrôlés. Il aimait quand Garance se montrait autrement qu'elle le faisait d'ordinaire. Présentement, ce n'était certainement pas une situation plaisante, d'autant qu'elle lui faisait porter d'un coup l'entière responsabilité du choix. Erwan se passa la main dans les cheveux, énervé. Comment pouvait elle ?!

- Ce que je veux ? Je te l'ai dit, je te le répète, je ne sais plus vraiment. Ce n'est pas si facile. J'ai toujours vu en toi quelqu'un d'autre que ce que tu montres à tout le monde, mais à chaque fois que je vois, tu fais tout pour me montrer le contraire ? Alors, que croire ? Je ne suis pas amoureux de la Garance distante, froide et cassante, hautaine et hypocrite. Celle que j'aime est sensible, a le sens de l'humour, montre ses émotions. Dès lors, tu me demande de faire un choix que je ne peux pas faire parce qu'au fond, je ne sais même plus qui tu es.

Il marqua une pause de plusieurs secondes avant d'ajouter :

- Et je ne suis pas quelqu'un qu'on cache. Je refuse toujours une relation basé sur le mensonge et le secret.

[HJ : RP court, je pense que du coup, c'est toi qui va devoir faire un choix. Bon courage ^^]
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