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 Après midi tardif [PV : Eury]

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Alexandre Morel
Septième année CourtenayavatarSeptième année Courtenay
Messages : 109
Date d'inscription : 21/09/2011
Localisation : A la plantation, bien sûr !
MessageSujet: Après midi tardif [PV : Eury]   Dim 11 Déc - 18:36

Alexandre pressa le pas, jetant un coup d'oeil inquiet vers sa montre. Passant une main dans ses cheveux blond foncé, il jeta un coup d’oeil alentours, s'assurant de ne pas être suivi. Depuis la rentrée, déjà deux messagers des Courtenay avaient été pris en train d'effectuer leur livraison. La prudence était donc maître mot, mais les acheteurs, dans la crainte de se faire prendre par le Veneur, plus aux aguets que jamais, diminuaient considérablement leur commande. Aussi les Courtenay tenaient ils à honorer avec précision les peu nombreuses qu'on leur demandait.
Alex accelera encore le pas. La magikjuana devait être dans la boîte aux lettres des Armagnacs d'ici six, sinon leur accord ne tiendrait plus. Or Paul et Marianne étaient parmi les derniers acheteurs qui leur restaient, aussi se devaient ils d'être ponctuels.

Il poussa la porte de bois, légèrement décolorée par les pluies fréquentes de ce début de mois d'octobre. Tout autour fleurissaient des lilas et du lierre, qui la camouflaient en grande partie. De plus, les pierres de couleur gris clair, ou blanc, recouvertes de mousses, la faisaient fondre dans le paysage. Seuls les Courtenay, et quelques rares initiés la connaissaient. Se passant la main dans les cheveux, jetant un dernier regard en arrière pour vérifier qu'il était seul, et Alex poussa la porte.

Grimpant dans le noir l'escalier de pierres inégales, il arriva en haut. Ouvrant la minuscule porte qui donnait derrière les perchoirs des hiboux de l'école, il s'adossa au mur quelques instants en soupirant. Le sac de cuir marron pesait lourd à son épaule, il avait hâte d'avoir fini avec cette tâche, d'autant qu'une fête était annoncée dans la salle commune pour le soir même.

Il s'avança vers la niche du hibou gris, dont le plumage avait des reflets amarantes sous la lumière déclinante du soleil. La boîte aux lettres. Il sortait déjà les deux paquets en kraft contenant la magikjuana, ainsi que les deux bouteilles de whisky pur feu, quand il entendit un crissement à l'autre bout de la pièce. A l’affût, il laissa le tout dans son sac et s'avança.

Assise sur la table en bois qui occupait le centre de la pièce, plusieurs parchemins et plumes posés devant elle, mais le regard perdu au loin, par la fenêtre qui donnait sur la forêt, une jeune fille était assise. Elle semblait perdue dans ses pensées, peut être même ne l'avait elle pas entendu arriver. Ou alors, elle l'avait pris pour un simple élève venant envoyer une lettre. Quoi qu'il en soit, sa présence était un problème. Il ne pouvait pas, par prudence, déposer son colis dans la boîte aux lettres, alors qu'elle était là. De plus, quelques mots étaient griffonnés sur une des feuilles : visiblement, elle s'était installée là pour écrire une lettre, et n'allait pas partir tout de suite. Alex soupira et se retourna vers la jeune fille.

De longs cheveux argents cascadaient dans son dos. Elle avait la tête négligemment posée sur une de ses mains, en lui tournant le dos. Elle était vêtue de noir. Alex n'eut pas besoin de plus. Eurydice. Il l'avait croisé quelques jours auparavant, et ne l'avait pas revu depuis. L'air gêné qu'il avait sur le visage disparut pour laisser la place à un sourire enjôleur. Il s'avança vers elle :


- Salut, lança t'il.

Puis, avec un sourire, ajouta :


- Je ne sais pas pourquoi, ça ne m'étonne pas de te trouver ici.

Elle regardait la forêt. Cela n'avait peut être aucun rapport avec leur "ballade" de la semaine passée, mais tout de même...


[H.J.: Le contexte te va ? ^^ ]
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Eurydice Montansoie
Sixième année LusignanavatarSixième année Lusignan
Messages : 44
Date d'inscription : 03/11/2011
MessageSujet: Re: Après midi tardif [PV : Eury]   Sam 31 Déc - 9:11

Les mots ne venaient pas. Pourquoi ? Eurydice était allongée sur son lit dans les dortoirs des Lusignans et, comme presque toutes les semaines, écrivait une lettre à son frère. Mais, étrangement, elle n'arrivait pas à exprimer sa pensée, sa feuille s'obstinait à rester blanche, sans qu'aucun mot, aucune formule, ne vienne la noircir. Il y avait tout de même le titre, toujours le même depuis des années : "Cher frère", accompagné d'une virgule censée débouchée sur un texte. Ce fameux texte qui ne venait pas. Pourtant, Eurydice n'avait rien vécu qui ne puisse être exprimé sur papier, rien fait qui ne puisse être relaté.

La jeune fille commença à se lasser de cette inspiration manquante et du fait que Elizabeth, s'obstinait à faire mainte aller et retour dans les dortoirs, pour ne rien y faire et pour seulement dire une ou deux phrases complètement inutiles. Au dernier aller de sa compagne de dortoir, elle poussa un long soupir de lassitude et rangea la plume de paon qu'elle tenait dans sa main, son encre, et son papier à lettre, désespérément blanc. Elle décida qu'elle irai chercher son inspiration dehors, les jardins de l'Académie avait toujours été un lieu plutôt calme et apaisant. Elle prit une cape noire plutôt chaude, et, enfilant ses richelieus et attrapant son sac dans lequel elle fourra ses affaires, elle quitta le dortoir en prévision d'aller prendre l'air.

La jeune fille flâna quelques temps entre les allés propres et entretenues des jardins cherchant que dire dans sa lettre. Mais, son esprit divaguait, elle perdait le sujet de base de ses réflexions et pensait à d’autres choses différentes. Sa conversation du matin, le dernier cours de ferronerie magique, le fait que les feuilles jaunissent en automne ou encore ce qu’elle ferait ce soir là. Ses pas la menèrent jusqu’au pigeonnier, lieu où elle devait se rendre mais après avoir écrit sa lettre, pour l’instant, elle n’avait rien d’autre à envoyer qu’une simple feuille blanche avec quelques misérables mots griffonnés.

Elle observa quelques instants la pièce et ses multiples hiboux qui attendaient une mission. Elle prenait toujours le même hibou, Pierre-de-lune. Un oiseau au plumage sombre, plutôt âgé, mais pas moins compétent, de tous les hiboux, c’était lui le plus rapide pour livrer du courrier, et, maintenant qu’il était habitué à Eurydice, il savait exactement où livrer ses lettres et ses colis, que ce soit en Normandie, ou n’importe où en France. Elle caressa nonchalamment le doux plumage sombre du haut de la tête du volatile, puis, elle balaya une nouvelle fois la pièce du regard. Toujours vide, comme à son habitude. Elle s’approcha alors de la table au milieu et y déposa son sac.

Réfléchissant encore quelques instants, Eurydice choisit de finir –ou commencer- sa lettre ici. Elle ne serait dérangée que par le doux roucoulement des colombes ou part les hululements des hiboux qui l’entouraient. Seul petit inconvénient, il n’y avait pas de chaise à la table de bois, soit Eurydice écrivait début, soit par terre. La jeune fille choisit la troisième solution, la sienne, qui était de directement s’asseoir sur la table. Il n’y avait pas de mal à ça, après tout, personne ne viendrait, désespéré, réclamer cette table. Elle y grimpa donc, et s’assit en tailleurs, juste en face de la fenêtre, qui avait vu sur la forêt.

Elle reprit une nouvelle feuille. Nouvelle même formule de départ. Nouveau vide. Elle leva les yeux vers la forêt aux nuances orangées dues à l’automne et son manteau fauve. Elle réfléchit aux mystères qu’elle abritait, au fait qu’elle l’ait survolée avec Alexandre sur un balai et à l’apparence qu’elle aurait bientôt, à l’arrivé de l’hiver. La tête nonchalamment posée sur le revers de sa main, elle fit tourner sa plume quelques instants entre ses doigts pour enfin raturer les quelques mots qu’elle avait commencé à transcrire. Et à nouveau elle prit une nouvelle feuille. Qu’écrire ? Que dire ? De quoi parler ?

*Parles-moi de l’été, de ces longues absences.
Parles-moi de ce rien qui fait que tout est rance.
De tes doigts exercés, effleurant mon enfance,
Quand en moi tout vacille et que plus rien ne danse…*


La première chanson qui lui venait à l’esprit, l’une de celle que son frère lui avait apprise alors que tous deux n’étaient que des enfants. Soudain, Eurydice entendit le bruit d’une personne qui venait de rentrer dans la volière, et elle ne prit même pas la peine de se retourner pour voir qui était le nouvel arrivant, espérant que ce soit quelqu’un qui aurait assez de tact pour ne pas la déranger alors que ses souvenirs refaisaient surface et qu’elle recouvrait peu à peu l’inspiration dont elle avait besoin depuis un petit moment.

- Salut !

Une voix reconnaissable. Alexandre Morel, récent accompagnateur de vol dans une escapade dans la forêt. Eurydice avait-elle envie de lui rendre son salut ? A vrai dire, non. Il venait tout juste de la déranger dans ses réflexions, et la jeune fille détestait particulièrement quand quelqu’un faisait cela, qui que ce soit. En l’occurrence, elle n’appréciait pas vraiment Alexandre, ce qui n’arrangeait pas les choses.

- Je ne sais pas pourquoi, ça ne m'étonne pas de te trouver ici.

*Moi, cela m’étonne de te trouver toi, ici.*

Elle daigna enfin poser son regard pâle sur le garçon, il portait un sac plutôt lourd et la jeune fille se demanda bien ce qu’il pouvait contenir. Certainement pas des livres. De son ton habituellement neutre et insondable, elle déclara :


- C’est amusant, lorsque tu débarques, tu me déranges toujours.

La dernière fois au parc, alors qu’elle était en train de chanter et de jouer de la lyre et cette fois-ci alors qu’elle cherchait ses mots pour sa future lettre. Drôle de coïncidence. Fortuna s’amusait bien des humains parfois. Elle le toisa du regard quelques instants avant de demander :

- Qu’est-ce que tu fais ici ?

Ces deux paroles auraient pu paraître désagréable mais Eurydice avait une telle capacité à les dire de façon à ce qu’elles n’expriment rien, ni mépris, ni agacement, ni joie, ni réjouissance.
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Alexandre Morel
Septième année CourtenayavatarSeptième année Courtenay
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Localisation : A la plantation, bien sûr !
MessageSujet: Re: Après midi tardif [PV : Eury]   Dim 1 Jan - 16:07

Quand il la salua, la jeune fille ne daigna pas tourner la tête, gardant les yeux rivés vers l'extérieur, ne lui offrant comme vision qu'un long rideau de cheveux argentés. Néanmoins, le léger tressaillement de ses épaules montra qu'elle avait reconnu sa voix. Du moins l’espérait-il. Quand il commenta, d'un ton amusé que ça ne l'étonnait pas de la trouver ici, elle tourna vers lui un visage inexpressif, semblant n'avoir aucune pensée particulière :

- C’est amusant, lorsque tu débarques, tu me déranges toujours.

Alex eut un sourire d'excuses. Il était vrai que déjà, la semaine passée, il était arrivé complètement par hasard, alors qu'elle jouait de la lyre. Mais bon, de là à la déranger... Sa présence n'était elle pas une compensation suffisante ? A voir le regard agacé qu'elle lui lançait, la réponse était probablement non.

- Navré, dans ce cas.

Elle le fixa durant quelques secondes, son regard s'attardant quelques instants sur le sac en cuir contenant sa livraison, qu'il portait d'un air détaché sur son épaule. Eurydice semblait le jauger du regard, pour finalement demander d'un ton aussi inexpressif qu'au début :

- Qu’est-ce que tu fais ici ?

Pas de mépris, ni d'agacement. Alex hésita quelques instants à répondre franchement. Au pire, au vu de sa réputation, ça ne devrait pas trop étonner Eurydice, et ça lui permettrait, en outre, de pouvoir déposer son chargement dans la niche des Armagnacs, et de partir. Mais d'un autre côté, elle était à Lusignan, et il était possible qu'il ait droit à un numéro de morale, même s'il n'envisageait pas qu'elle irait jusqu'à le dénoncer à l'Intendant. De plus, Eurydice était jolie. Cela n'avait strictement rien à avoir, et ce n'était pas un argument pour la plupart, mais pour Alex, oui.
Il résolut donc de faire une réponse vague, qui n'engageait à rien, et qu'il pourrait préciser par la suite :


- Rien de spécial... J'ai vu de la lumière et je suis entré...

Avec un sac empli de magikjuana et whisky pur feu. Il tourna le regard vers la pendulette accrochée à un clou, sur le mur de pierre. Six heures pile. Si Paul et Marianne arrivaient à la volière, ils verraient qu'Alex était dans l'impossibilité de déposer la livraison dans la niche. Tout allait bien. Il avait le temps. S'adossant à des étagères en bois, contenant de la paille pour les hiboux, et des parchemins pour les élèves oubliant les leurs, il sourit à Eurydice, qui posa son menton sur ses mains en le fixant. Visiblement, chacun d'eux désirait la volière pour lui tout seul, et aucun ne comptait partir le premier. Dommage.

Souriant, Alexandre savait parfaitement que cela se jouerait à celui qui tiendrait le plus longtemps :


- Sinon... Ca va ?

Autant commencer la conversation, ils n'allaient pas se regarder en chien de faïence à attendre que l'autre s'en aille enfin. A ce jeu-là, Alex était très bon, et n'allait sûrement pas perdre patience le premier. Il y eut un silence qui s'éternisait, pesant comme une chape de plomb sur la pièce. Posant la question comme si la raison de ce silence était leur rencontre précédente, et pas celle actuelle, il demanda sur le ton de l'humour :

- Tu m'en veux toujours pour cette ballade en balai ?

Il fallait dire qu'il y avait de quoi...
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Eurydice Montansoie
Sixième année LusignanavatarSixième année Lusignan
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MessageSujet: Re: Après midi tardif [PV : Eury]   Lun 2 Jan - 9:51

Alexandre sembla hésiter avant de répondre à Eurydice, néanmoins, la vue de son sac plutôt chargé la laissait deviner son occupation du moment. Il était à Courtenay et ne devait pas être inconnu à la fameuse "plantation" et au trafic de magikjuana dans lequel cette armoirie était si impliquée. Eurydice se fichait de ce trafic, elle ne touchait pas à ces herbes dites magiques et plaignait plutôt ceux qui les consommaient. Pauvres élèves... Mais, après tout, cela était leur problème, et, si il y avait bien une chose dont Eurydice se fichait, c'était les problème d'autrui. Alexandre lui epargnerait peut-être l'étalage de ses occupations et de sa présence ici, ou, il jouerai franc-jeu. Quelque soit la solution qu'il choisirai, Eurydice ne doutait pas d'une chose, il ne partirai pas. Et elle non plus. Elle était arrivée la première à la volière cet après-midi, elle avait la priorité sur ce lieu.

- Rien de spécial...

*Oh, comme c'est étonnant !*

- J'ai vu de la lumière et je suis entré...

Explication peu convaincante, qui confortait Eurydice dans ses hypothèses. Que viendrait faire ce garçon à la volière si il n'avait pas de colis "spécial" à envoyer ? Il pouvait très bien marcher sans but, mais certainemment pas avec un sac qui avait l'air aussi lourd. Il regarda quelques instants la petite horloge présente dans ce lieu pour rappeler aux élèves qu'ils n'avaient plus beaucoup de temps avant d'envoyer leur courrier.
Les deux jeunes gens attendaient tous deux, que l'un d'entre eux s'en aille, Alexandre pour qu'il puisse poster ce qu'il avait un poster et Eurydice pour qu'elle puisse continuer au calme sa lettre, sur laquelle elle avait tant de difficultés. Dans tous les cas, Eurydice ne bougerait pas, mais, elle redoutait que ce soit la même chose pour le Courtenay.
Sans raison, Alexandre sourit, il avait sans aucun doute l'intention d'engager une conversation. Qui ne mènerai à rien, sans aucun doute. Il s'adossa aux étagères et Eurydice posa son menton sur ses mains tout en le regardant, curieuse de savoir quel sujet il allai aborder.


- Sinon... Ca va ?

La jeune fille leva les yeux au ciel, il n'y avait pas pire comme question. Si vague, si inutile. Eurydice choisit de ne pas répondre, si il voulait parler, il trouverai un sujet plus intéressant que l'état des deux personnes.

- Tu m'en veux toujours pour cette ballade en balai ?

Sujet plus intéressant. Eurydice y réfléchit quelques instants. Sur le coup, elle avait été plutôt énervée, mais à présent, c'était passé. C'était une bonne chose qu'Alexandre lui pose la question, au moins, il se souciait de son ressentit. Eurydice se radoucit quelque peu en y répondant.

- Non...Plus maintenant. Tu as voulu me faire découvrir d'autres choses, je peux pas t'en vouloir.

Elle marqua un léger temps de pause, elle jeta un coup d'oeil à la forêt qui s'offrait à elle à travers la fenêtre de la volière. Elle se souvint de l'escapade en balai qui remontait à seulement quelques jours.

- Mais, néanmoins, je pense toujours que tu as été stupide de faire ça.
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Alexandre Morel
Septième année CourtenayavatarSeptième année Courtenay
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Localisation : A la plantation, bien sûr !
MessageSujet: Re: Après midi tardif [PV : Eury]   Jeu 5 Jan - 16:47

Eurydice leva les yeux au ciel en soupirant quand il engagea la conversation en lui demandant comment elle allait. Ses yeux semblaient lui demander comment il pouvait partir sur un sujet aussi banal. Elle ne répondit pas, bien évidemment, et continua de fixer la forêt. Cela semblait un test, comme si elle essayait de voir s'il pouvait trouver un sujet plus intéressant. Pas du tout désorienté, Alex demanda du même ton badin :

- Tu m'en veux toujours pour cette ballade en balai ?

Cette fois-ci, elle se retourna et le regarda bien en face. Son visage était quelque peu radouci. Touché. Elle hésita quelques instants, comme si elle cherchait les mots pour trouver une phrase qui répondait en parfaite honnêteté et clairement à la question :

- Non...Plus maintenant. Tu as voulu me faire découvrir d'autres choses, je peux pas t'en vouloir.

Exact, même s'il avait exagéré un tantinet sur la fin, il le reconnaissait. Mais bon, au moins, elle ne lui en voulait pas, c'était toujours ça. Eurydice pencha légèrement la tête vers la forêt, comme si elle réfléchissait à cette ballade :

- Mais, néanmoins, je pense toujours que tu as été stupide de faire ça.

- Moi ? Stupide ? Allons bon.

De parfaite mauvaise foi. Lui, stupide. N'importe quoi. Voyant que sa réponse pouvait passer pour de l'orgueil blessé, et pas un argument, comme semblait l'attendre la Lusignan qui le fixait en penchant légèrement la tête. Alex se passa la main dans les cheveux, cherchant une justification adaptée à cette affirmation.

- D'abord, je voulais te montrer quelque chose de nouveau. Que tu aimes ou pas reste ton jugement, je ne pouvais pas le prévoir.

Ce n'était pas faux, mais hypocrite. Il était vrai qu'à la base, il avait proposé de faire découvrir à Eurydice ce qu'était vraiment voler, et, pour lui, cela incluait cette partie de la ballade. Néanmoins, au vu de la réserve dont elle avait fait preuve envers lui dès le début, et de la réticence qu'elle avait eu à monter sur le balai, Alexandre aurait sûrement pu deviner que c'était totalement inapproprié. Toutefois, il ne regrettait pas. S'il ne l'avait pas fait, il se serait sûrement reproché de ne pas avoir montré cet aspect là du vol à la jeune fille.

- Ensuite... Si on t'en avait parlé plus tard, tu aurais sûrement regretté de ne pas l'avoir testé, non ?

Là, il croisait les doigts pour que la réponse soit bien oui, parce que sinon, toute son argumentation (dans la mesure où l'on pouvait considérer cela comme une argumentation), tombait à l'eau. Un silence pesant commença à s'installer, qu'Alex choisit de rompre en faisant une demande somme toute étrange :

- Je suppose qu'on peut considérer que je t'ai fait voir un des aspects de la vie des Courtenay...

Eurydice parut surprise de sa remarque, mais hocha la tête pour approuver.

- Donc, toujours en supposant, on peut penser que c'est maintenant à toi de me faire découvrir quelque chose de typiquement Lusignan, non ? Et après, promis, je te laisse la volière autant de temps que tu voudras.

Question demande incongrue, Alex se posait là. Mais si elle acceptait, et Alex pensait qu'elle le ferait, ne serait ce que pour avoir la paix dans la volière après, cela lui permettrait d'apprendre à la connaître un peu mieux. Elle l'intriguait, à ne montrer presque aucune émotion, à répondre d'une voix posée à toutes ses questions, et il espérait percer le mystère. Quant à sa livraison, s'il croisait un Courtenay en chemin, il lui demanderait d'y aller pour lui. Au pire, les Armagnacs attendraient. De toute façon, il ne pouvait pas faire autrement.

[H.J. : Désolée pour la réponse un peu plus longue que mes précédents posts. ^^ J'espère que la tournure que ça prend te va. :p ]
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Eurydice Montansoie
Sixième année LusignanavatarSixième année Lusignan
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MessageSujet: Re: Après midi tardif [PV : Eury]   Sam 7 Jan - 10:27

- Moi ? Stupide ? Allons bon.

Eurydice arqua un sourcil face à cette réponse si peu convaincante. Elle n'avait pas envie de débattre sur le fait si oui ou non Alexandre était stupide, mais sur l'escapade en balai dans laquelle il l'avait entrainée. Elle s'étonna tout de même un peu, que le Courtenay eusse des réactions de ce genre, elle le pensait moins orgueilleux. Sans aucun doute fier, mais avec un égo moins important.
Il continua néanmoins sur sa lancée.

- D'abord, je voulais te montrer quelque chose de nouveau. Que tu aimes ou pas reste ton jugement, je ne pouvais pas le prévoir.

Nouveau, voilà un mot totalement approprié à cette expérience. Mais, il aurait tout de même pu prévoir l'appréciation d'Eurydice, après tout, ce n'était pas si dur. Ce jour-là, elle n'avait pas décidé de refouler ses apréhensions, comme elle le faisait si souvent.
Eurydice continua d'observer le Courtenay. Le voir essayer de se justifier avait quelque chose de distrayant.


- Ensuite... Si on t'en avait parlé plus tard, tu aurais sûrement regretté de ne pas l'avoir testé, non ?

La Lusignan réfléchit quelques instants à cette hypothèse, si quelqu'un lui avait raconté qu'il avait fait ça, aurait-elle eu envie d'essayer aussi ? Non. La réponse était plutôt simple. Elle n'avait aucunnement besoin de tester des choses nouvelles en balai.
Un silence s'imposa dans l'atmosphère rustique du pigeonnier, il n'était dérangeait que part quelques huluments d'hiboux et roucoulements de colombes. La jeune fille n'avait pas l'intention de briser celui-ci, elle préférait qu'Alexandre le fasse en continuant de se justifier.


- Je suppose qu'on peut considérer que je t'ai fait voir un des aspects de la vie des Courtenay...

*C'est à dire...?*
La jeune fille aux cheveux décolorés paru intriguée par cette dernière parole, qui, sans aucun doute, allait déboucher sur une autre.


- Donc, toujours en supposant, on peut penser que c'est maintenant à toi de me faire découvrir quelque chose de typiquement Lusignan, non ? Et après, promis, je te laisse la volière autant de temps que tu voudras.

Eurydice écarquilla les yeux face à cette demande. Quelque chose typiquement Lusignan ? Rester pendant des heures à la bibliothèque ? La jeune fille doutait que cela plaise au Courtenay. Mais, le petit défi -si cela en était un-, que celui-ci lui avait donné lui plaisait.

- D'accord, répondit-elle de façon plutôt spontannée sans avoir encore réfléchit à ce qu'elle allait lui montrer.

Elle chercha quelques instants dans son esprit, puis finalement trouva. Tout les Lusignans ne le faisaient pas mais qu'importe ! Elle doutait que tout les Courtenays fassent de telles escapades en balai.

- Par contre, ça se passe la nuit.

Non pas qu'elle craignait qu'il eusse peur de sortir la nuit et de violer le couvre-feu, mais, au départ, elle aurait dû lui montrer tout de suite cet aspect de la vie des Lusignans, ou tout simplement de sa vie. Enfin, soit elle lui montrait tout de suite une chose particulièrement ennuyante pour lui, soit elle lui montrait quelque chose de plus beau et plus intéressant.

- Passe à la Rotonde ce soir vers...23 heure ?
Je te montrerais ce que ça peut être, d'être Lusignan.

*Et maintenant, du vent.*
Poussé par la curiosité, il allait certainement venir, et même si ce n'était pas le cas, Eurydice serait tout de même là.


[Bon, j'ai préférais faire ça que t’amenais à la bibliothèque x).
J'ouvrirais un topic à la rotonde ! o/]
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Alexandre Morel
Septième année CourtenayavatarSeptième année Courtenay
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Localisation : A la plantation, bien sûr !
MessageSujet: Re: Après midi tardif [PV : Eury]   Dim 8 Jan - 17:42

Eurydice parut effectivement étonnée de sa remarque, et parut attendre la suite :

- Donc, toujours en supposant, on peut penser que c'est maintenant à toi de me faire découvrir quelque chose de typiquement Lusignan, non ? Et après, promis, je te laisse la volière autant de temps que tu voudras.

Allait elle relever le défi ? Cela semblait être dans son caractère... Par contre, Alexandre était en train de prier de toutes ses forces pour que, si elle accepte, ce ne soit pas passer des heures à la bibliothèque pour réfléchir aux tenants et aboutissants du sortilège Protéiforme. De manière spontanée, elle répondit immédiatement :

- D'accord.

Ses doigts fins tapotèrent la table quelques instants. Elle semblait réflechir à ce qu'elle pourrait bien lui montrer. Regrettait elle d'avoir accepté si vite ? Qui sait ? Alex se passa la main dans les cheveux, attendant qu'elle trouve. Elle finit par dire :

- Par contre, ça se passe la nuit.

La nuit ? Pour une Lusignan ? Alex eut un large sourire. Enfin une qui n'avait pas peur dès qu'elle rentrait à 21h01 dans sa salle commune, alors que le couvre-feu était à 21h00. Même s'il se demandait bien ce qu'elle pourrait lui montrer de nuit.

- Pas de problèmes pour moi.

- Passe à la Rotonde ce soir vers...23 heures ?

- J'y serai,
répondit-il.

Fidèle à sa promesse, il ramassa son sac, et ouvrit la lourde porte en bois. Se ravisant, il sortit le paquet kraft de sa poche, et le glissa dans la niche des Armagnacs, entre le mur de pierres et le hibou aux ailes noires aux reflets amarantes, sous le regard étonné d'Eurydice. Pour conclure sur une note de confiance, il ajouta avec un clin d'oeil :


- Si les Armagnacs passent, rappelle leur que le paiement, c'est jusqu'à mercredi, pas plus.

[FIN DU TOPIC].

[H.J. : Voilà, j'ai terminé avec Alex pour conclure. ^^ J'attends que tu ouvres à la rotonde. :p ].

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Après midi tardif [PV : Eury]

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