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 Ennui matinal [Ouvert]

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Erwan Merwin
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MessageSujet: Ennui matinal [Ouvert]   Dim 25 Sep - 20:13

Erwan n'avait pas beaucoup dormit cette nuit là. Ses camarades de dortoir avaient organisés une bataille de dortoir jusqu'aux premières lueurs de l'aube. La bataille avait été épique, mais Erwan avait subit de lourds dommages sur son lit et ses posters de Quidditch, qu'il avait du jeter. Jugeant l'état de son lit, couvert de bombabouse, il avait jugé intelligent de prendre sa couette et son oreiller pour aller finir sa nuit dehors. Le samedi était fait pour dormir, après tout ! Le jeune Armagnac décida donc de braver les dangers de l'école pour aller s’exiler sur un banc, devant les rayons de fleurs multicolores de l'école. Ces jardins à la française, quel horreur ! Tout était ordonné, carré, géométrique. Il n'y avait pas de place au bordel, pas plus qu'il n'y avait de place pour l'imprévu, deux éléments clés de la vie d'Erwan. Mais bon, à défaut d'aimer cet endroit, on pouvait bien y dormir.

Une fois confortablement installé, il essaya de dormir. Un vent frai lui parcourait sans cesse le corps, et de nombreuses petites bestioles commençaient à se manifester. Il vit une famille d'écureuils gris penchés au dessus de lui, sur une branche d'arbre. Les rayons du soleil commençaient à percer le ciel, et également les yeux martyrisés du garçon. Il grogna. Pas possible de dormir ici. Endroit non adapté. Mauvais calcul.

Il fallut bien une trentaine de minutes avant que l'armagnac admette que malgré toute sa volonté, il ne trouverait pas sommeil en ce matin frai et un peu trop lumineux de Septembre. Il se redressa péniblement, et commença à fixer le massif de fleurs devant lui. De jolies fleurs bleues. Il ne connaissait pas leur nom, mais c'était plutôt agréable. Personne n'était dans le parc à cette heure ci. Normal. Un samedi matin, tout le monde devait dormir. Hormis peut être la Directrice qui semblait fortement insomniaque, à en juger par le nombre de fois où il avait eu le plaisir de la croiser dans les couloirs au milieu de la nuit. Erwan s'étira péniblement, puis, peu à peu, son attention revint aux fleurs. Elles semblaient le narguer par leur ordre et leur beauté. L'armagnac réfléchit un instant, puis sortit sa baguette. Il marmonna une formule, qui fit changer de couleur une partie des fleurs ici présentes en vert pomme. Un vert agressif, vif, qui jurait assez bien avec le reste des fleurs. Satisfait, il rangea sa baguette et s’apprêta à partir, en quête d'un lit accueillant. A l'infirmerie peut être... Il ne fallait pas qu'on le voit ici devant un tel spectacle, où il aurait droit au sermon du siècle sur le respect d'autrui et le bon usage de la magie...
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Adrian Solheim
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MessageSujet: Re: Ennui matinal [Ouvert]   Lun 26 Sep - 17:17

Sale soirée. Adrian soupira doucement. Elle tira distraitement sur son joint mal roulé, arrangeant du même temps une tige de rosier trépassée. La première fausse note était survenue vers vingt deux heures, l’habituel soirée fumette avait été annulée pour cause de Veneur trop curieux, elle s’était donc retrouver sous les couettes à vingt deux heures trente, tapante. Un vendredi soir, alors que la moitié du château faisait encore la fête dans les dortoirs et les salles communes. Elle soupira, coupant une nouvelle tige. Mais le pire, c’était peut-être, quand, vers minuit, la voisine de chambrée d’Adrian, en pleine lecture, avait éclaté en sanglot. Et pas des larmes élégantes. C’était une bonne grosse crise de nerf. De ce qu’elle avait compris, Edouard venait de quitté Bella, et Bella faisait une dépression. S’en était suivit une longue, longue, cellule de crise post-traumatique, pendant laquelle Sam, la liseuse, avait versé assez de larmes pour faire du Sahara un océan. Plus tard dans la nuit, alors que toute les filles de la chambrée c’étaient endormie, Adrian entendit Sam pousser une crie de joie : Edouard et Bella ce remettaient ensemble, mieux (ou pire ?), ils allaient ce marier.

Il était donc maintenant approximativement six heures du matin, Adrian n’avait pas dormit, ses yeux étaient secs, et elle aurait pu bouffer un lion. Elle ce passait tranquillement les nerfs sur un plan de rosier bleu qu’elle affectionnait particulièrement. Elle pesta, le bas de son pyjama était trempée de rosée, ses mains étaient gelées. Elle était dans un état de fatigue et d’énervement tel qu’elle arrivait à peine à ce concentré sur ses plans.

- Merde, souffla-t-elle.

Doucement, les premiers rayons de soleil vinrent caresser les branchages. Alors qu’elle s’attaquait à une nouvelle branche, les boutons prirent soudain une teinte verte, d’abord pâle, qui vira rapidement à un vert agressif. Surprise, Adrian recula brusquement, elle ce remit sur pied. Rapidement, l’étonnement laissa place à la colère, qui avait osez détruire ses roses ?

- Hey !

Devant elle, au dessus des bosquets de rose à présent verte, ce tenait une grande silhouette. L’interpelé ce retourna, visiblement surprit.

- Mauvaise pioche, grogna-t-elle agressivement.

En effet, le garçon qui lui faisait face n’était pas exactement la victime rêvé pour passer ses nerfs. Non seulement, le bougre était grand (en comparaison à Adrian, c’était un véritable géant), mais il semblait aussi beaucoup plus âgé et arborait fièrement l’écusson Armagnac. Elle cherche dans sa mémoire, sans succès, s’il était client à la serre, cependant il y avait là-bas tant d’Armagnac qu’il était facile de les confondre. Son regard bleu, pas franchement très avenant, ce posa sur la minuscule silhouette d’Adrian, ridiculement perdue entre les rosiers. Il haussa un sourcil, étonné.

- Les rosiers, siffla Adrian.

Elle aurait pu l’insulter, déverser toute la colère emmagasinée depuis la veille sur lui, et lui faire bouffer son édredon et sa couette en entier. Mais elle n’avait ni le courage des Armagnac, ni L’égocentrisme des Montmorency, elle n’avait pour elle que sa fin de joint pour l’encourager. De ce fait, elle opta donc pour la méthode civiliser, dite celle des lâches, consistant à parler poliment en souriant autant que possible. Sous-titre : « Me tape pas ! "

- La couleur, indiqua-t-elle.

Bon, c’était raté pour le sourire, mais elle était au moins rester courtoise. Devant elle, le brun ce tourna complètement vers elle. Elle ne savait pas encore si l’expression de son visage était de bon ou de mauvais augure.
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Erwan Merwin
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MessageSujet: Re: Ennui matinal [Ouvert]   Lun 26 Sep - 17:59

- Hey !

Erwan s'arrêta net, cherchant du regard la personne qui venait de l’interpeller. Une fille, debout, au dessus d'un carré de roses vertes, l'air peu commode. Il ne l'avait pas encore remarqué, ni à Beauxbâtons, ni même ce matin là, fait étonnant. Cette fille était plutôt jolie, mais semblait en colère. Il eut un blanc, se demandant ce qu'il avait bien pu faire pour s’attirer les foudres d'une sorcière de si bon matin. Puis, ses yeux se posèrent sur l'écusson cousu vers son épaule. Une Courtenay. Ah. Cela expliquait déjà bien des choses.

- Les rosiers, confirma elle, l'air énervé.

Erwan regarda les rosiers à ses pieds avec un léger sourire. Effectivement, ils avaient changé. Mais cela devait pouvoir convenir à l'univers décalé des Courtenay, après tout, non ? La plupart d'entre eux devaient trop planer pour remarquer une telle chose, enfin, ils avaient la réputation d'être dans leur monde au moins tout le samedi, souvent une partie du dimanche. Puis, Erwan tilta que son interlocutrice était en pyjama. Il sourit plus largement. Elle avait tenté de dormir dans ses rosiers, ou quoi ? Avec l'humidité, ça ne devait pas franchement être le top.

- La couleur, dit elle, d'un ton moins agressif. Voir qui tendait vers la politesse et la courtoisie.

Elle ne parlait jamais en faisant des phrases complètes ? Du genre "Excuse moi, mais tu viens de foutre en l'air mes plants de rosiers et ça me saoule" ? Visiblement, non. Erwan avança jusqu'à sa hauteur, sans dire un mot. Il fallait dire qu'il avait du mal à trouver des mots suite à une nuit pareille, alors il garda le silence, de peur de créer un nouveau conflit diplomatique en l'espace de quelques secondes. L'armagnac lâcha sa couette et son oreiller à quelques mètres de la jeune fille, qui n'avait pas bougé. Quel âge avait elle ? Difficile à dire. On pouvait facilement lui donner 15 ou 16 ans, mais sa taille lui en donnait plutôt 14, ce qui compliquait les choses dans son cerveau brumeux. Mais bon, elle avait fait l'effort de ne pas lui hurler dessus en l'insultant, chose appréciable. Il décida de ne pas se montrer agressif.

- Bonjour, dit il avec un sourire poli. Bien dormi ?

Il ne pouvait s'empêcher d'user de sarcasmes. C'était vraiment trop tentant. Devant l'absence de réponse de la jeune fille, dont il ignorait jusqu'à son nom, il tenta d'établir une conversation.

- Ils sont beaux, non ? demanda t-il en désignant les plants de roses vert pomme. Visiblement, ce n'est pas trop à ton goût, remarqua t-il.

Il fallait dire que les roses étaient passées du stade "splendides" à "hideuses" en un coup de baguette.

- Je m'appelle Erwan. Il ne précisa pas son armoirie, ce n'était probablement pas la peine. Je suis désolé d'avoir foutu en l'air ton beau travail, mais c'était vraiment trop tentant. Ça change un peu de l'ordre et de la rigueur de l'école, tu ne trouves pas ?

Bien sur, il essayait de faire positiver la jeune fille sur un terrain glissant, et elle pouvait trouver son sens de l'humour tellement délectable qu'il devrait en faire partager toute l'infirmerie. Mais, il avait l'espoir, un peu naïf peut être, qu'au pire elle l'enverrait balader, et qu'au mieux elle aille jusqu'à formuler une phrase avec un sujet, un verbe et tout ça. Pas gagné.
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Adrian Solheim
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MessageSujet: Re: Ennui matinal [Ouvert]   Lun 26 Sep - 19:21

Le garçon s’avança vers elle, et plus il approchait, plus l’impression d’être un minuscule gnome se confirmait. D’autant qu’il ne disait rien, et que l’expression de ses yeux cernés était absolument indéchiffrable. A quelque mètre d’elle, il lâcha sa couette et son oreiller, qui tombèrent tout deux lamentablement sur l’herbe. Son visage ce précisait, c’était bien le type Armagnac. Ironique et espiègle à la fois, une étonnante mine calme en plus. Le tout ce mélangeait avec une harmonie déconcertante. Il arriva à son niveau, sembla hésiter quelque instant à prendre la parole. Mais vue la mine de bulldog qu’arborait Adrian, rien d’étonnant. Elle garda la silence, ce sentant tout d’un coup très bête, debout au milieu du parc, à six heures du matin, en pyjama de surcroit, en train de chercher des noises à ce qui lui semblait bien être un septième année. L’inconnue ouvrit enfin la bouche.

- Bonjour, dit-il avec un sourire poli. Bien dormi ?

Adrian fronça les sourcils. Si elle avait été de bonne fois, elle aurait seulement constaté que le garçon cherchait à être poli. Si elle avait été de bonne fois. Elle n’e l’était pas, elle était méfiante, de mauvaise humeur, et trempée. Sincèrement, il était plus facile pour elle de déceler dans sa voix une subtil nuance de sarcasme que de ce monter diplomate et compréhensive. Humeur de chien, quand tu nous tiens.

- Ils sont beaux, non ? continua-t-il en désignant les plants de roses vert pomme. Visiblement, ce n'est pas trop à ton goût, remarqua t-il.

HAHA. Mais c’est qu’il avait de l’humour, le bougre ! Bien sur, que ce n’était pas à son goût ! Ce n’était pas lui qui avait passé des saisons durantes à bichonner, protéger, et isoler les gènes de couleur de ses rosiers pour obtenir une coloration parfaite ! Dans sa tête, elle effectua un rapide calcul du temps qu’il lui faudrait pour ce saisir du drap à terre et étrangler l’autre énergumène avec.

- Je m'appelle Erwan. Je suis désolé d'avoir foutu en l'air ton beau travail, mais c'était vraiment trop tentant. Ça change un peu de l'ordre et de la rigueur de l'école, tu ne trouves pas ?

Il y a un truc très agaçant avec les Armagnac. C’est leurs sourires. Un sourire qui peu ce faire de veau, irrésistible, ou de loup, franchement flippant. Et en ce moment précis, le dit Erwan offrait un admirable exemple de sourire (Colgate) bovin à Adrian. Que ce soit dit, avec un sourire comme ca, c’est absolument impossible de faire la gueule. Le genre de sourire qui dit « Je te prends un peu pour une conne, mais je suis beau et gentil, je me brosse bien les dents, et certes, malgré mon goût douteux en matière de fleur, je suis un mec PARFAITEMENT clean! ». Adrian, déconcertée et un peu perdue, hésita un instant entre sourire ou renifler. Ce qui, entre parenthèse, était juste due au fait qu’elle couvait un rhume. Ayant encore assez d’amour propre pour ne pas commettre l’irraisonnable, elle opta pour la première option. Pourquoi était-elle en colère, déjà ?

Elle hésita quelque instant à parler, puis ouvrit la bouche.

- Ouais, euh… Salut. Erwan.

Elle se tue, sans vraiment savoir quoi dire. Elle ce mordit la lèvre, prit un dernière bouffer de son spliff mourant, et jura.

- Ecoute, je sais que vous les Armagnac, vous adorer foutre le bordel. Et c’est très drôle ! Je te rassure. Mais ici, là, CE rosier, c’est pas possible. Donc… Hum, s’il te plait, tu pourrais… Euh. Arranger ca ?

Elle lui jeta une œillade partager entre un minable résidu de colère et ce qui s’apparentais à du désespoir. Quand même, SES roses, quoi ! Elle pensa soudainement à la nuit exécrable qu’elle venait de passer, et une lueur malveillante s’alluma dans ses prunelles. Sans attendre la réponse du brun, elle enchaina.

- Mais tu sais quoi ? Tu vois, le plan de rosier, là-bas, le dernier à gauche, juste là ? Oui ? Et bas celui-là… Bah. Tu peux te lâcher, éclate-toi !

Ceux rosier, qui était, entre parenthèse, celui de cette chère Sam… VENGEANCE !
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Erwan Merwin
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MessageSujet: Re: Ennui matinal [Ouvert]   Lun 26 Sep - 20:18

Elle ne lui dit pas son nom. Il eut un sourire en coin, comme à son habitude. Il remarqua le joint qu'elle tenait et qui était sur le point de s'éteindre. Une Courtenay qui se respecte, en bref ! Les plantations de ces élèves étaient réputées dans toute l'école, peut être même chez quelques enseignants. Erwan se souvenait en avoir vu en masse dans sa salle commune, fourniture très appréciée des armagnacs, avec le whisky-pur-feu. Lui même en avait largement consommé au cours de sa scolarité, mais il était à sec sur son argent de poche en ce moment. Pas de bol.

- Ecoute, je sais que vous les Armagnac, vous adorer foutre le bordel. Et c’est très drôle ! Je te rassure. Mais ici, là, CE rosier, c’est pas possible. Donc… Hum, s’il te plait, tu pourrais… Euh. Arranger ca ?

Erwan prit un air embarrassé. Il regarda la Courtenay, puis son plan de roses. Elles avaient un sale tronche, c'était normal vu ce qu'il avait fait. Mais, il y avait un soucis.

- J'ai bien peur de ne pas connaître le contre-sort...

Il vit la mine de la jeune fille se décomposer, ce qui le fit rire. Certes, il ne connaissait pas LE contre-sort, mais un certains nombre de contre sorts qui devaient pouvoir marcher. Mais de fait, il prolongeait la conversation, de manière peu habile peut être. Et puis, il pouvait se délecter de jouer le pauvre armagnac pas très malin qui ne pense pas avant d'agir.

- Mais tu sais quoi ? Tu vois, le plan de rosier, là-bas, le dernier à gauche, juste là ? Oui ? Et bas celui-là… Bah. Tu peux te lâcher, éclate-toi !

Ça, c'était pas très reglo. Il avait l'impression qu'elle en profitait pour l'utiliser comme un instrument pour un quelconque conflit avec une autre personne, et cela ne lui plaisait pas.

- Je n'ai pas très envie. Ces roses là bas sont vraiment très belles, ce serait dommage de les gâcher d'un simple enchantement. Tu imagines les heures de travail qu'il faut pour un tel résultat ? Les heures passées à chérir ces belles roses ? Non, vraiment, ce ne serait pas très gentil.

Il était en mode tête à claques. La petite blonde devait être en train de bouillonner sur place, dans son joli pyjama. Oui, pas de chances, c'était bien un Armagnac. Humour lourd, pas très intelligent, et sourire moqueur aux lèvres. Il marqua un silence. Si il continuait comme ça, le soleil ne tarderai pas à vraiment se lever, et les premières élèves sortiraient dans le parc. Ils trouveraient alors une adolescente en pyjama légèrement humide et boueux en train de parler à un jeune sorcier "portant" une couette et un oreiller, au milieu du parc. Oui, sans ce dernier détail, la situation aurait presque put être normale. Conscient d'être un peu trop lourd, surtout pour ce matin là, et conscient de l'appel d'un lit douillet, il décida de reprendre la parole.

- Bon, écoutes. Je ne sais pas ce que tu fais dans le parc ce matin, en pyjama en train de jardiner, ni même comment tu t'appelles. Et je sais que mon humour est plutôt malvenu ce matin. Donc je te propose un marché : j'annule ce sort, tes roses reprennent leur jolie teinte qui sied si bien à cette école, et je colorie les autres dans une couleur de ton choix. En échange, on pourrait peut être se revoir à un autre moment, dans un autre endroit et dans un autre contexte ?

Cette fille l'intriguait. Il avait rarement fait des rencontres dans de telles situations, et cette fille semblait sympa, en dehors du fait qu'elle semblait paumée en ce moment. Et passablement énervée.
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Adrian Solheim
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MessageSujet: Re: Ennui matinal [Ouvert]   Mar 4 Oct - 14:49

- J'ai bien peur de ne pas connaître le contre-sort...

HAHA ! Mais c’est qu’il était drôle, l’Armagnac, Il tenait sa réputation d’éternel inculte ! Et ses œillades de chien battu ne servaient à rien. Et ca, c’était une insulte. PERSONNE, ne résiste au larmoyant regard-qui-tue-tellement-ca –te-fait-pleurer, de la petite chose blonde qu’était Adrian. Personne. Même pas le Veneur (mensonge !). Elle tenta de ce raccrocher aux branches, malveillante comme elle était, en tentant d’enfoncer Sam.

Mais non. Erwan le preux Armagnac ne marchait pas. Peut-être pas si bête que ca, finalement ? Il avait flairé l’entourloupe, le petit malin. Dommage, la couleur olive aurait tellement sciée à ces roses…


- Je n'ai pas très envie. Ces roses là bas sont vraiment très belles, ce serait dommage de les gâcher d'un simple enchantement. Tu imagines les heures de travail qu'il faut pour un tel résultat ? Les heures passées à chérir ces belles roses ? Non, vraiment, ce ne serait pas très gentil.

Non. Finalement, il était con. Et même, à ce stade, ce n’était même plus de la simple connerie, c’était du sadisme pur. Elle rêvait, où il était (encore) en train de ce foutre da sa fiole ? Là, avec son sourire bien lourd, bien moqueur, et son ton outré de gouvernante bienséante. Il marqua un silence satisfait, ses yeux glissèrent vers l’aurore pointant, et d’un coup, il sembla que ses augustes méninges ce mirent à marcher toutes en même temps. Tellement qu’Adrian aurait pu voir de la vapeur sortir de ses oreilles. Ses yeux clignotait, et voguèrent jusqu’à la literie laissée à terre, qui s’humidifiait tranquillement. Il reprit la parole.

- Bon, écoute. Je ne sais pas ce que tu fais dans le parc ce matin, en pyjama en train de jardiner, ni même comment tu t'appelles. Et je sais que mon humour est plutôt malvenu ce matin. Donc je te propose un marché : j'annule ce sort, tes roses reprennent leur jolie teinte qui sied si bien à cette école, et je colorie les autres dans une couleur de ton choix. En échange, on pourrait peut être se revoir à un autre moment, dans un autre endroit et dans un autre contexte ?

Du statut de personne la plus haït au monde, il passa à celui de Messi. Soudain, la colère, l’agacement et la mépris qu’Adrian avait accumulé toute la soirée et une bonne partie de la nuit s’évapora. Elle ressentait une espèce de soulagement étrange. Ce passer les nerfs sur un Armagnac, c’était si bénéfique que ca ? Adrian sourit, surtout parce que ces fleurs allait retrouver leurs teintes normales, mais aussi parce qu’en fin de compte Erwan n’était pas si méchant que ca. D’ailleurs, c’était plutôt elle, la fille aigre de l’histoire, celle qui peste et qui est de mauvaise humeur. Elle se trouvait un peu stupide. Comme ces vieilles mammy qui pestent quand un chien s’est soulager dans leurs ô combien estimée gardénias. Elle eut presque envie de rire. Elle acquiesça.

- Ca me va. Mais si tu ne tiens pas particulièrement à foutre en l’air un rosier, tu peux épargner l’autre.

Ca lui coutait de dire ca, parce qu’elle avait vraiment envie de clouer le bec cette adorable Sam. Erwan hocha la tête, ce tournant à peine vers les rosiers en murmurant un sort qu’Adrian ne connaissait pas. Et boum, plus de vert, juste le bleu ciel, le merveilleux, le magnifique, le tant espérer bleu ciel. Il ce retourna vers elle, pour ne rien dire. Il y avait un silence gênant. Qu’attendait-il ?

- Oh ! Et je m’appelle Adrian ! elle bredouilla. Désolée.

Et ce fut, pour ainsi dire, la première phrase civilisé qu’elle accorda à Erwan l’Armagnac, septième année massacreur de fleur, certainement pas aussi bête qu’il ne le laissait penser. Elle lui sourit. Un sourire de gamine satisfaite à qui on vient de rendre le jouet préféré. Pas à un seul instant, elle ne s’aperçus qu’elle était ridicule. Il sourit, peut-être par moquerie, et la salua.

- On ce croisera peut-être à la serre, répondit-elle.

Il répondit lui aussi, brièvement, puis s’éloigna pour reprendre ses affaires. La rencontre avait été étrange, mouvementée, pourtant, Adrian ce sentait à présent sereine. Elle s’était vidée de toute sa hargne. Elle le regarda s’éloigner un temps, en ce demandant si elle ne l’avait pas trop terrorisé, puis elle ce retourna à son tour pour récupérer son barda de jardinage. Elle le trouvait drôle, finalement, cet Armagnac, et elle ce surprit même à avoir envie de le revoir. Elle ricana dans son coin, puis s'élanca elle aussi vers le château.

Son estomac criait famine, et ca, c’était inacceptable.


[FIN DU TOPIC?]

H-S : Désolé pour le looong retard, j’ai été débordée ! ) :
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Ennui matinal [Ouvert]

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